Disparition de Manon Relandeau : son conjoint incarcéré en Algérie
Disparition de Manon Relandeau : conjoint incarcéré en Algérie

L'affaire Manon Relandeau, une Française de 32 ans portée disparue en Algérie depuis plusieurs semaines, connaît un nouveau rebondissement. Son conjoint, un ressortissant algérien, a été placé en détention provisoire par les autorités algériennes, ont annoncé ce mercredi 6 mai 2026 les services du procureur de la République d'Alger.

Une disparition inquiétante

Manon Relandeau, originaire de la région parisienne, s'était rendue en Algérie pour rendre visite à la famille de son compagnon. Elle n'a plus donné signe de vie depuis le 12 avril 2026. Sa famille, sans nouvelles, a alerté les autorités françaises, qui ont saisi la justice. L'ambassade de France à Alger suit le dossier avec attention.

Selon des sources proches de l'enquête, les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers le conjoint de la disparue. Des éléments troublants ont été découverts dans le domicile du couple, notamment des traces de sang et des objets personnels de Manon. L'homme, âgé de 34 ans, a été interpellé puis mis en examen pour « homicide volontaire » et « dissimulation de cadavre ».

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Les avancées de l'enquête

Les autorités algériennes ont communiqué sur l'avancée des recherches. Des fouilles sont menées dans les environs de la ville de Tizi Ouzou, où le couple résidait. Des plongeurs ont également sondé les cours d'eau à proximité. « Nous mettons tout en œuvre pour retrouver Manon et faire la lumière sur cette affaire », a déclaré le porte-parole de la gendarmerie algérienne.

La famille de Manon, soutenue par un collectif de proches, a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux. Une pétition a également été mise en ligne pour demander la transparence de l'enquête. « Nous voulons savoir ce qui est arrivé à notre fille. Nous avons confiance dans la justice algérienne, mais nous demandons que toute la lumière soit faite », a confié la mère de Manon, en larmes.

Une coopération franco-algérienne

L'affaire a pris une dimension diplomatique. La France a demandé à l'Algérie une coopération judiciaire étroite. Des échanges ont eu lieu entre les ministères de la Justice des deux pays. Un juge d'instruction français a été désigné pour suivre le dossier. Des experts français pourraient se rendre en Algérie pour participer aux analyses.

Le conjoint incarcéré, dont l'identité n'a pas été révélée, a nié les faits lors de son interrogatoire. Ses avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel de sa détention provisoire. « Mon client est innocent. Il n'a rien à voir avec la disparition de sa compagne. Les preuves sont fragiles », a déclaré Me Ahmed Benali, l'un de ses avocats.

Le contexte des disparitions en Algérie

Cette affaire relance le débat sur les disparitions de femmes en Algérie. Selon des associations, plusieurs centaines de cas sont signalés chaque année. Les familles dénoncent souvent une enquête bâclée. « Il faut que les autorités prennent ce phénomène au sérieux », a réagi Samia Akrour, présidente de l'association algérienne de défense des droits des femmes.

L'enquête se poursuit. Les résultats des analyses ADN sont attendus dans les prochains jours. La France et l'Algérie restent en contact pour coordonner les recherches. La famille de Manon espère que la vérité éclatera rapidement.

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