Cobra à lunettes en liberté en Occitanie : un spécialiste met en garde contre tout héroïsme
Cobra à lunettes en Occitanie : spécialiste met en garde

Un cobra à lunettes, considéré comme hautement venimeux, est activement recherché à Castelginest, près de Toulouse. Face au danger potentiel, les autorités ont fermé plusieurs lieux publics et appellent les habitants à ne prendre aucun risque. « Il faut surtout que personne ne joue les héros », prévient Dorian Blayac, responsable de l’association montpelliéraine SOS Reptiles.

Un danger bien réel

Selon le préfet de Haute-Garonne, il s’agirait d’un cobra à lunettes, ou naja naja, une espèce « hautement venimeuse » dont la détention est strictement encadrée en France. L’alerte a été déclenchée ce mardi soir après le signalement du reptile dans le jardin d’un habitant de la commune. Dans la foulée, la mairie a fermé écoles, parcs, terrains de sport, cimetières et bâtiments municipaux, conseillant aux habitants d’« éviter les hautes herbes ».

« Tous les cobras sont de toute façon venimeux. La morsure peut être dangereuse et le venin, de manière générale, l’est aussi », insiste Dorian Blayac. Même si l’espèce identifiée ne serait « pas la plus grosse espèce de cobra », le spécialiste souligne le risque lié au stress de l’animal, loin de son habitat naturel : « L’approcher, c’est prendre le risque d’avoir un animal stressé et beaucoup plus agressif ».

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Origine du serpent et trafic d’espèces

Pour le fondateur de SOS Reptiles, ce serpent n’a rien à faire en France : « C’est un animal qui a été récupéré à mon avis en Allemagne ou en Italie, où la vente est autorisée, puis ramené en France ». Il dénonce « les retombées du trafic d’espèces protégées » et annonce que l’association va déposer plainte : « La personne qui l’avait n’a pas le droit de l’avoir. Elle fait prendre des risques à tout le monde ».

Les recherches en cours

L’association, basée au zoo du Lunaret à Montpellier, va se rendre sur place pour participer aux recherches avec les autorités. La priorité est de mettre l’animal en sécurité pour protéger les particuliers, explique Dorian Blayac : « L’idée, c’est d’essayer d’agir vite pour l’animal car les températures sont quand même encore assez basses. Il y a donc un risque qu’il ne survive pas ». Une fois retrouvé, le reptile pourra être transféré dans un parc zoologique ou un sanctuaire dédié.

Ne pas céder à la panique

Malgré l’inquiétude, le spécialiste appelle à ne pas paniquer : « L’animal ne viendra pas attaquer par lui-même. Comme tous les animaux sauvages, il va préférer prendre la fuite. Si vraiment personne ne joue les héros, il n’y aura pas de risque pour personne ».

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