« C’est impossible de penser que j’étais consentante. » Voilà plus de trois heures que Jade (son prénom a été changé) le répète, sous toutes les formes, aux avocats de la défense qui l’interrogent devant la cour criminelle de Paris. Deux jeunes boxeurs, Yanis K. et Benjamin S., y sont jugés pour viol en réunion dans un camp d’entraînement de boxe thaï à Bangkok, il y a neuf ans.
Les faits remontent à 2017
Jade, 34 ans, brune, en jean et sweat à capuche noir, se replonge dans les détails de cette soirée du 10 mai 2017. Elle était arrivée fin avril à Bangkok pour un stage de muay-thaï, espérant un nouveau départ après un mal-être. Au Max Sport Gym, elle était la seule fille, s’entraînant quelques heures l’après-midi, contrairement aux garçons qui s’entraînaient huit heures par jour. Parmi eux, Yanis K., un Français avec qui le courant passait bien. « On a eu deux relations sexuelles pleinement consenties », précise Jade.
Un procès pour viol en réunion
Outre Yanis K. et Benjamin S., un troisième Français et un Belge sont également jugés pour viol en réunion et diffusion de vidéos intimes. Les faits se sont déroulés dans un camp de muay-thaï à Bangkok, où les prévenus et la victime séjournaient. La cour criminelle de Paris examine les preuves et les témoignages pour déterminer les responsabilités de chacun.
Jade a dû revivre le traumatisme de cette nuit-là, répondant aux questions des avocats. Elle insiste sur le fait qu’elle n’était pas consentante, contredisant les affirmations de la défense. Le verdict est attendu dans les prochains jours.



