Bordeaux : sept plaintes pour violences sexuelles sur mineurs dans une école maternelle
Bordeaux : sept plaintes pour violences sexuelles sur mineurs

Le parquet de Bordeaux a annoncé ce mercredi 1er juillet l’ouverture d’une enquête pénale après le dépôt de sept plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Les investigations ciblent un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) et un animateur périscolaire, tous deux suspendus par la municipalité. Cette affaire s’inscrit dans un contexte national de débat sur la protection de l’enfance.

Une enquête préliminaire ouverte pour agressions sexuelles

Les enquêteurs de l’Office des mineurs, chargés de cette enquête préliminaire ouverte pour « agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité », ont réceptionné sept plaintes de parents d’élèves, selon le parquet. Les deux mis en cause, âgés de 37 et 47 ans, ont été entendus mardi après des perquisitions à leur domicile. Leurs gardes à vue ont été levées afin de permettre à l’Office anti-cybercriminalité d’exploiter le matériel informatique saisi.

Des signalements remontant à octobre 2025

Selon une représentante de parents d’élèves ayant requis l’anonymat, le premier signalement remonte à octobre 2025. Elle fait état de plusieurs signalements d’agressions sexuelles, dont un viol. Auraient été visés « des enfants qui ne parlaient pas encore très bien, avaient du mal à s’exprimer », a-t-elle déclaré à l’AFP.

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Réactions de la mairie de Bordeaux

La mairie de Bordeaux, qui emploie l’Atsem et est liée par un agrément avec l’association employant l’animateur, souligne avoir effectué un signalement au parquet entre fin mars et début avril pour le premier, et le 19 juin pour le second. « Des mesures de précautions immédiates ont été prises pour retirer dans la journée les personnes impliquées », a déclaré la municipalité à l’AFP. Une cellule d’écoute a été déployée et des rencontres ont été organisées entre les parents d’élèves et une adjointe au maire.

Un contexte national de vigilance accrue

Cette affaire survient après des révélations sur des violences dans le périscolaire à Paris, où 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année, dont 52 pour « suspicion de violences sexuelles ou sexistes ». Une mission d’information du Sénat sur le sujet a ouvert ses travaux mercredi. L’Assemblée nationale doit, elle, examiner un projet de loi gouvernemental sur la protection des enfants à compter du 15 juillet.

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