Dans la soirée du 18 janvier 2026, un accident impliquant deux trains a fait au moins 42 morts près d’Adamuz, en Espagne. Parmi les personnes portées disparues figure Agustín Fadón, un barista de 39 ans qui travaillait dans le wagon bar du train Alvia 2384 de la Renfe. Selon le journal El País, ses proches sont sans nouvelles depuis le drame et ont révélé que l’homme avait déjà échappé à une catastrophe ferroviaire en 2013.
Un rescapé de la tragédie de Saint-Jacques-de-Compostelle
Le 24 juillet 2013, un train avait déraillé près de la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice, faisant 79 morts et 140 blessés. Ce jour-là, Agustín Fadón devait être à bord, mais il avait échangé son service avec un collègue, qui a perdu la vie dans l’accident. Douze ans plus tard, le destin semble s’acharner : depuis le 18 janvier, sa famille est sans nouvelles. Quelques minutes avant la collision, il avait indiqué qu’il se rendait aux toilettes dans la voiture numéro 2.
L’angoisse des proches
Un membre de la famille a confié : « Ce n’est pas normal de n’avoir aucune nouvelle depuis si longtemps. Nous sommes anéantis et désorientés. Il n’y a pas tant de membres d’équipage ; le conducteur a été identifié rapidement. Mon beau-frère était censé être en uniforme… » La sœur d’Agustín a lancé un appel : « Donnez-nous des informations, c’est tout ce qu’on demande. Ayez un peu de compassion. » Les autorités poursuivent l’identification des victimes, cinq jours après le drame.
Le bilan s’alourdit et l’enquête progresse
Le bilan de la catastrophe d’Adamuz, en Andalousie, est monté à 42 morts après la découverte d’un nouveau corps le mardi 20 janvier. La collision, survenue dimanche à 19 h 45, a opposé un train Iryo et un convoi de la Renfe à plus de 200 km/h. L’enquête se concentre sur une fissure de 30 cm détectée sur la voie, possiblement due à une soudure défectueuse ou à l’usure climatique. Les hypothèses d’erreur humaine et de sabotage sont écartées ; les experts cherchent à déterminer si cette rupture est la cause ou la conséquence du déraillement initial.
Mesures de sécurité et deuil national
En ce premier jour de deuil national, le couple royal s’est rendu sur les lieux puis à l’hôpital de Cordoue pour visiter les blessés. Par mesure de précaution, la vitesse a été réduite sur un tronçon de la ligne Madrid-Barcelone après des signalements de défauts sur les rails par des conducteurs. L’enquête se poursuit pour faire la lumière sur cette tragédie qui a endeuillé l’Espagne.



