Un animateur périscolaire de 33 ans, travaillant notamment à l'école Charles-Dickens de Montpellier, est soupçonné d'avoir agressé sexuellement une quinzaine de petites filles âgées de 7 à 12 ans. Mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineures, il a été écroué à la mi-mars avant d'être remis en liberté début avril. Face à l'émoi des familles, la municipalité a annoncé se constituer partie civile et organiser une réunion d'information.
La ville réagit après la révélation de l'affaire
Tasmine Akbaraly, nouvelle adjointe à la réussite scolaire du maire Michaël Delafosse, a défendu la réaction de la ville. Interrogée par Midi Libre, elle a expliqué avoir découvert l'affaire par un article du 3 avril, alors qu'elle venait de prendre ses fonctions le 9 avril. Dès le lendemain, elle a organisé une réunion d'urgence avec les parents concernés, une quinzaine de personnes, pour faire un point de transparence. Elle précise que la ville n'est pas informée des procédures judiciaires en cours, sauf si les familles les informent directement.
Mesures disciplinaires et suspension
L'animateur avait été suspendu de ses fonctions dès novembre 2024, après les premiers signalements. Il a depuis été affecté à un poste sans contact avec le public, mais a ponctuellement remplacé un agent à un guichet Presto, ce que l'élue reconnaît comme une erreur. La ville a engagé une procédure disciplinaire, mais le conseil de discipline a estimé en juin 2025 qu'il fallait attendre l'évolution de la procédure judiciaire. Tasmine Akbaraly assure que la ville souhaite une révocation et attend de nouveaux éléments pour faire évoluer la situation.
Information et accompagnement des familles
La municipalité a décidé de se porter partie civile pour suivre l'affaire de près. Une conférence est organisée le mardi 5 mai à 18h30 au centre Rabelais, en partenariat avec l'Unité d'accueil pédiatrique enfant en danger du CHU. Cette conférence, filmée et disponible sur le site de la ville, vise à aider les familles à identifier les signes d'agressions chez les enfants et à les orienter vers une prise en charge adaptée. L'élue insiste sur l'importance de ne pas agir dans la précipitation pour éviter une communication anxiogène.
Par ailleurs, le maire Michaël Delafosse a annoncé avoir contacté le cabinet d'Emmanuel Grégoire, maire de Paris, pour échanger sur les pratiques mises en place dans la capitale, où plusieurs animateurs périscolaires ont été mis en cause pour des comportements pédophiles récemment.



