Une enquête du collectif #Noustoutes trace le portrait des militantes féministes en 2026 et explique leur engagement. Qui sont les militantes féministes en France ? Des femmes plutôt jeunes, urbaines et salariées avec un fort niveau d'engagement, selon une enquête publiée lundi par le collectif #Noustoutes.
Un profil type : jeune, urbaine et salariée
Les résultats de cette enquête #Féminoscope se basent sur les plus de 15 000 réponses au questionnaire diffusé par le collectif féministe en ligne et sur le terrain entre mars et juillet 2025. Les personnes ayant répondu sont plutôt jeunes : 31 % ont entre 25 et 34 ans et 22 % entre 35 et 44 ans. La moitié de l'échantillon (55 %) touche moins de 2 000 euros par mois. Parmi elles, 45 % sont salariées à plein temps, 15 % étudiantes ou lycéennes, 9 % sans emploi et 8 % retraitées. L'écrasante majorité d'entre elles vivent en milieu urbain (81 %).
Présentes en ligne et sur le terrain
Quant à la genèse de l'engagement de celles qui militent, une sur deux indique avoir commencé à militer après avoir subi des violences ou vu une proche en subir. Au-delà de cet aspect personnel, reviennent parmi les motivations citées la construction d'une société plus juste (83 %), l'envie de contribuer au changement social (80 %) et la force de l'organisation collective (64 %). La forme de leur engagement est à la fois numérique, avec de la création et du relais de contenu, et sur le terrain, via des manifestations et des rassemblements.
Impact de #MeToo et perception du féminisme
Dans son enquête, le collectif note un « fort impact du mouvement #MeToo sur l'engagement » des personnes interrogées, avec 67 % militant depuis moins de cinq ans. Le féminisme est assimilé à la lutte pour les droits des femmes (57 %), contre les violences (46 %) et les discriminations (36 %). Les termes de « lutte contre les oppressions, intersectionnalité et droits de minorités » ne recueillent en revanche respectivement que 29 %, 22 % et 9 % des réponses.



