Trois élèves du lycée professionnel du Golf Hôtel, à Hyères, s'apprêtent à défendre les couleurs de leur établissement lors des finales nationales du concours général des métiers. Livio Duret, Tatiana Melnikova et Alexandre Konieczkowski se préparent intensément pour ces échéances prestigieuses.
Livio Duret : l'art de la table en héritage
Mercredi, Livio Duret, 19 ans, originaire de Forcalqueiret, participera à la finale nationale en « arts de la table » à Paris. Il se prépare en répétant inlassablement les gestes techniques. La pression est double : l'établissement compte sur lui pour renouer avec les titres nationaux, et son père est professeur dans la même spécialité. « On arrive à avoir un bel équilibre ensemble », confie Livio, qui ne compte plus ses heures de mise en place et de révision sur les ingrédients et recettes. Pour le concours, il devra gérer deux tables avec des menus différents, incluant dressage, flambage, coupes, décoration, et conseil aux clients. Passionné par le service depuis qu'il a regardé des émissions culinaires à la télévision, il voit ce concours comme « un challenge en soi et une façon de grandir ».
Tatiana Melnikova et Alexandre Konieczkowski : un duo en cuisine
Une semaine après Livio, Tatiana Melnikova, 22 ans, et Alexandre Konieczkowski, 20 ans, tous deux Toulonnais, représenteront le lycée en « cuisine » lors de la finale nationale au lycée international de l'hôtellerie de Lille. Ils peaufinent un menu sur le thème d'une rencontre franco-asiatique. « On connaît le panier de produits qu'il faut qu'on cuisine », explique Tatiana. « Il faut réaliser un plat pour six personnes et un dessert pour quatre en 3 h 40 », ajoute Alexandre.
Un retour attendu dans l'élite
Pour le lycée, accéder aux finales est déjà une victoire. Patrice Mascarte, le proviseur, souligne : « Le travail est accompli parce qu'à nouveau, on retrouve les finales nationales. » Dans l'académie de Nice, quatre élèves ont décroché leur billet, dont trois issus du lycée hyérois. Après quatre années de succès (finalistes nationaux, deux Meilleurs apprentis de France), l'établissement avait connu deux ans sans qualification. « On s'est demandé : est-ce qu'on est moins bons ? Est-ce que la lassitude s'est installée ? Ou même… est-ce que le jury en a marre de nous voir ? » raconte Mascarte. Pour rebondir, l'établissement s'est tourné vers le concours général des métiers, exigeant avec une première sélection théorique. Depuis l'annonce de leur qualification, les trois candidats, élèves de terminale, redoublent d'efforts. « Pendant les vacances, ils sont venus bosser ici avec leurs professeurs. Ce week-end encore, ils étaient dans les cuisines », savoure le proviseur.
Un rayonnement pour l'établissement
Ces qualifications confortent l'image du lycée, à l'aube d'un nouveau chapitre : l'investissement de nouveaux locaux de l'autre côté de Hyères. « Ces finales sont importantes pour nous en termes de rayonnement », confirme Patrice Mascarte, qui vise à faire du nouveau lycée l'organisateur des finales régionales du concours du meilleur apprenti de France. Les résultats des concours sont attendus dans quelques semaines.



