Les députés défenseurs des langues régionales ont rencontré ce mercredi 20 mai le ministre de l’Éducation nationale. Ils révèlent qu’un « nouveau cadre réglementaire destiné à sortir les établissements immersifs du régime dérogatoire » doit être bientôt officialisé.
Dans un communiqué commun diffusé jeudi 21 mai, les députés Paul Molac (Morbihan) et Peio Dufau (Pyrénées-Atlantiques) saluent une avancée dans le débat politique sur la question de la reconnaissance des langues régionales, notamment à travers l’enseignement. Le Breton et le Basque, coprésidents du groupe d’études sur les langues et cultures régionales de l’Assemblée nationale, évoquent l’officialisation prochaine par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, « d’un nouveau cadre réglementaire destiné à sortir les établissements immersifs du régime dérogatoire ».
Le groupe d’études a auditionné le ministre mercredi 20 mai. C’est à cette occasion que celui-ci a présenté « les grandes lignes » du futur cadre. « Sur la question spécifique des examens dans la langue régionale, le ministre semble avoir entendu la colère exprimée, notamment au Pays basque », estiment les députés. « Nous attendons désormais l’officialisation du cadre précis pour mesurer l’avancée que cette annonce représente », indique Peio Dufau.
Les coprésidents du groupe d’études ont également remis au ministre « une lettre ouverte transpartisane, signée en seulement quelques jours par 50 députés ». Le texte « appelle à une réévaluation urgente des moyens alloués aux réseaux immersifs ainsi qu’à la levée des blocages administratifs qui freinent encore le développement des langues régionales ».
Pour mémoire, la fédération des ikastola Seaska organise une manifestation devant le rectorat, à Bordeaux, le samedi 6 juin, pour revendiquer le droit à composer les examens dans la langue d’apprentissage des élèves. Ici l’euskara, en vigueur dans le réseau immersif.



