Marmande : le maire défend le maintien des sept classes à l'école Édouard-Herriot
Marmande : le maire défend les 7 classes de l'école Édouard-Herriot

Marmande : une bataille pour préserver les sept classes de l'école Édouard-Herriot

L'avenir de l'école élémentaire Édouard-Herriot à Marmande suscite une vive inquiétude alors qu'une fermeture de classe est prévue pour la rentrée de septembre. Cette décision, motivée par une baisse annoncée des effectifs, est farouchement contestée par le maire Joël Hocquelet, qui a annoncé son intention de défendre le maintien des sept classes actuelles devant l'inspection d'académie.

Des effectifs en baisse, mais un contexte particulier

Les chiffres semblent, à première vue, justifier la réduction. L'école comptait 160 élèves lors de l'année scolaire 2024-2025, période qui avait déjà vu la fermeture d'une classe. Aujourd'hui, ils sont 148, et les projections de l'Académie tablent sur seulement 137 élèves à la rentrée prochaine. Avec six classes, cela représenterait un ratio de 22,8 élèves par classe.

Cependant, le maire avance plusieurs arguments solides pour contester cette logique purement numérique. Il souligne d'abord la réalité des inscriptions tardives qui surviennent chaque année dans cet établissement. « 137 élèves, c'est un point bas », estime-t-il, suggérant que ce chiffre pourrait être dépassé en cours d'année.

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Un établissement au cœur d'un quartier prioritaire

L'argument principal du maire repose sur la situation sociale particulière de l'école. Édouard-Herriot est située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, un secteur qui, selon Joël Hocquelet, « concentre beaucoup de problématiques et de difficultés sociales ».

Dans ce contexte, réduire le nombre de classes pourrait avoir un impact négatif sur la qualité de l'encadrement et l'accompagnement individualisé des élèves, qui sont déjà confrontés à des défis spécifiques.

La prise en compte des élèves en situation de handicap

Un autre élément crucial vient étayer la position du maire : la présence significative d'élèves nécessitant une attention particulière. « Une quinzaine d'enfants porteurs de handicap requièrent des aménagements spécifiques », a-t-il rappelé.

Maintenir sept classes permettrait de mieux répondre à ces besoins éducatifs particuliers, en offrant des conditions d'accueil et un suivi plus adaptés, ce qui serait plus difficile avec une classe en moins et des effectifs par classe potentiellement plus élevés.

La défense de l'école Édouard-Herriot par le maire Joël Hocquelet dépasse donc le simple débat sur les chiffres. Elle pose la question fondamentale de l'adaptation de la carte scolaire à la réalité sociale et éducative des territoires, en particulier dans les zones urbaines sensibles où l'école joue un rôle social et éducatif renforcé.

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