Une proposition qui pourrait susciter la grogne chez les adolescents, majoritairement attachés au statu quo actuel, comme l'ont montré les réactions dans les collèges et lycées. Emmanuel Macron, réitérant une position déjà exprimée, estime que les vacances d'été sont excessivement longues pour les élèves et envisage de les réduire afin d'alléger les journées scolaires.
Une réflexion en cours pour un calendrier révisé
« Je pense qu'un gros mois de vacances, ce serait envisageable », a déclaré le président jeudi lors d'un entretien avec les médias. Cette vision trouve un écho au sein du gouvernement, où le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, se montre également favorable à un raccourcissement significatif.
Des arguments pédagogiques avancés
Interrogé sur RTL, le ministre a précisé que la durée idéale des vacances d'été se situerait « entre quatre et six semaines ». Il justifie cette position par des impacts négatifs sur les jeunes, particulièrement marqués pour les élèves défavorisés des zones d'éducation prioritaire.
« Deux mois de vacances, cela correspond à un mois de perte d'apprentissage », a-t-il assuré, expliquant que cela revient à retrouver les enfants avec le niveau qu'ils avaient fin mai plutôt que fin juin. « C'est parfaitement démontré et cela pose un problème », a-t-il insisté, soulignant les conséquences sur la continuité éducative.
Aucune modification immédiate prévue
Malgré ces déclarations, élèves et enseigneurs peuvent se rassurer : aucun bouleversement n'est programmé pour la prochaine rentrée scolaire. « On n'est pas en situation aujourd'hui de changer les règles pour la rentrée 2026 », a reconnu Édouard Geffray, reportant toute éventuelle réforme à 2027.
Le ministre a ajouté que cette question dépasse le simple calendrier, touchant également aux rythmes scolaires et à l'organisation annuelle de l'enseignement. Une réflexion plus large est donc engagée, mais dont les effets ne se feront sentir qu'à moyen terme.