Marina a découvert le plaisir du football à l'âge de 30 ans, une révélation tardive qu'elle exprime avec émotion : « On m'a caché toute ma vie le bonheur qui découle de ce sport. » Ce témoignage, recueilli par Constance Daulon, est le sixième épisode de la série « Balle au pied ».
Un héritage familial autour du ballon rond
Enfant, Marina perçoit le football à travers les compétitions de son père, capitaine d'équipe. Dès l'âge de trois ans, elle comprend l'importance de ce sport dans sa vie. Son premier dessin représente ses parents, un ballon et elle-même, avant qu'elle ne raye tout. Sa mère lui confie qu'elle en avait d'abord une vision négative, car son père s'absentait deux soirs par semaine pour jouer.
« Au Portugal, comme dans d'autres pays, il n'existe qu'un seul sport : le foot. Il occupe une place centrale et très populaire dans la société. Tout le monde supporte la Seleção, c'est presque une religion. Ma famille n'y échappe pas », explique Marina.
Un cheminement vers la pratique
Il lui faudra attendre la trentaine pour explorer l'autre versant du football : la pratique. Ce n'est qu'à cet âge qu'elle découvre le bonheur de jouer elle-même, regrettant de ne pas avoir eu cette expérience plus tôt. « On m'a caché toute ma vie le bonheur qui découle de ce sport », confie-t-elle, soulignant le caractère fédérateur du football qu'elle avait perçu enfant lors des matchs de son père.
Ce témoignage s'inscrit dans une série qui explore les liens entre football, genre et société. Les épisodes précédents ont abordé des thèmes comme la politisation des derbys, l'exclusion des filles dans les cours de récréation, ou encore les moqueries subies après un but historique.
Un regard neuf sur le football
Marina incarne un parcours de réconciliation avec un sport souvent perçu comme masculin. Sa découverte tardive illustre les barrières qui peuvent exister pour les femmes dans l'accès à la pratique sportive. Son histoire invite à repenser la place du football dans l'éducation et la société.



