Caroline Audibert, première femme présidente des sauveteurs en mer au Lavandou
Caroline Audibert, première femme à la tête des sauveteurs en mer

Au Lavandou, Caroline Audibert devient la première femme à présider la station des sauveteurs en mer. Membre active depuis 25 ans et pratiquant la mer depuis 50 ans, elle incarne un engagement sans faille. Elle a été élue jeudi à la présidence de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) du Lavandou, succédant à Philippe Bouvard.

Un parcours dédié à la SNSM

Caroline Audibert n'était pas destinée à occuper ce poste. « Mon prédécesseur, Philippe Bouvard, s'est donné à fond pour la station et les travaux du nouveau local. Il m'a proposée comme sa remplaçante au siège national, qui décide en vertu de plusieurs critères : ancienneté, fiabilité et embarquements. Je n'ai pas vraiment pu refuser sa proposition », explique-t-elle.

Elle était déjà vice-présidente après la saison été 2025. « La SNSM, c'est mon bébé », ajoute-t-elle. Son mari Claude, grand marin ayant traversé six fois l'Atlantique, fut l'un des premiers patrons de la SNSM du Lavandou. « Il m'a donné le virus. Mon fils Arnaud l'a aussi attrapé, devenant le plus jeune patron de vedette à 18 ans », raconte-t-elle avec fierté.

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Une pionnière pour les femmes en mer

À ses débuts, elle aidait à terre, étant la seule femme admise. La SNSM a rapidement compris qu'une femme pouvait rassurer lors du secours d'une femme ou d'un enfant. Pendant dix ans, elle est restée la seule femme de la station, avant que Tonie Labarre, sa « sœur de cœur », ne la rejoigne. La station du Lavandou a même été station pilote en France pour l'embarquement des femmes.

« Je travaille encore, bien que j'aie l'âge de la retraite, car j'ai la passion de mon métier. Je suis ASV vétérinaire, ce qui m'a permis de prendre en main notre matériel médical. J'espère pouvoir faire évoluer la station au niveau de la délégation et m'entourer d'une équipe efficace. Je ne changerai pas pour autant : on me surnomme "la rebelle", je n'aime pas me mettre en avant, je resterai une femme de terrain », confie-t-elle avec énergie.

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