Dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a succédé à Jean-Luc Mélenchon. L’homme qui, depuis 2022, assure à cor et à cri vouloir "être remplacé" jure qu’il n’a "pas changé d’avis". Sauf que voilà, force est de constater que personne n’a véritablement fait "mieux", selon son injonction du Cirque d’Hiver, au soir de sa dernière élimination présidentielle (la troisième de suite) aux portes du second tour.
Un "Faites mieux" collectif
Les huiles de La France insoumise ont depuis eu le temps de mûrir l’assertion du patriarche. "Ce n’était pas un 'Faites mieux' individuel, mais un 'Faites mieux' collectif", a ainsi compris Louis Boyard. Un réflexe de survie en mélenchonie.
Les leçons du passé
"Tous ceux qui sont morts chez nous, ce sont ceux qui ont cru que tout irait mieux si l’on changeait de figure", assure un collaborateur insoumis. En privé, comme l’écrit Libération, le mitterandolâtre serait traumatisé de ces "déchirures terribles" au PS, après que "le Vieux" a adoubé, au cours de son second septennat, Laurent Fabius plutôt que Lionel Jospin...
La purge des dissidents
Les moins subtiles, les plus contrariants, les plus ambitieux dissidents de LFI ont payé pour voir, exfiltrés, traitres qu’ils sont, par la petite porte et remplacés illico par une nouvelle génération d’affidés. Jean-Luc Mélenchon, ce mitterrando-lambertiste, reste ainsi le maître incontesté de son mouvement.



