Dans une séquence embarrassante diffusée sur BFMTV ce dimanche, Sarah Knafo, tête de liste du parti Reconquête d’Éric Zemmour pour les élections municipales à Paris, a commis une erreur notable en sous-estimant considérablement le coût du Pass Navigo. Interrogée sur le prix du pass mensuel, elle a répondu par confusion en annonçant un tarif annuel de seulement 52 euros, une estimation qui s’avère être près de vingt fois inférieure à la réalité.
Une correction rapide face à la bourde
Le Pass Navigo, qui permet aux usagers de circuler sur l’ensemble du réseau de transport en Île-de-France, coûte en réalité environ 90,80 euros par mois, soit près de 1.000 euros sur une année. Consciente de son lapsus, Sarah Knafo a rapidement publié une vidéo sur les réseaux sociaux pour rectifier son propos. Elle a reconnu un « gros lapsus » et précisé que les 50 euros mentionnés correspondaient en fait au tarif mensuel pour les salariés dont l’employeur prend en charge la moitié du coût. La candidate a également admis qu’elle aurait dû penser aux personnes non salariées qui ne bénéficient pas de cette aide.
Les réactions cinglantes des adversaires politiques
Cette méprise n’est pas passée inaperçue parmi ses concurrents aux élections municipales, qui ont multiplié les critiques sur la plateforme X. Pierre-Yves Bournazel, tête de liste Horizons-Renaissance, a déploré cette erreur en soulignant la méconnaissance du quotidien des Parisiens. Il a affirmé que derrière les slogans et la communication, se cachait une incompétence flagrante, ajoutant qu’on ne s’improvise pas maire de Paris.
Des commentaires acerbes de tous bords
Le sénateur communiste Ian Brossat, soutien d’Emmanuel Grégoire, a ironisé sur la situation, estimant qu’il fallait l’écouter pour le croire et pointant l’étendue de sa déconnexion. Jean-Philippe Tanguy, député RN et soutien du candidat Thierry Mariani, a jugé cette erreur disqualifiante pour une candidate à la Mairie de Paris. De son côté, Paul Vannier, député LFI et soutien de Sophia Chikirou, a qualifié Sarah Knafo de « bourgeoise d’extrême droite », accentuant les tensions politiques autour de cet incident.
Un contexte électoral tendu à Paris
Cet épisode survient dans un climat déjà animé par la campagne pour les élections municipales de 2026 à Paris, où chaque déclaration est scrutée à la loupe. Les adversaires de Sarah Knafo ont saisi cette occasion pour remettre en question sa crédibilité et sa compréhension des enjeux quotidiens des habitants de la capitale. La polémique illustre les divisions et les rivalités qui caractérisent cette bataille électorale, avec des attaques venant de tous les camps politiques.
Les résultats des élections municipales à Paris, prévues les 15 et 22 mars 2026, seront suivis de près, et cet incident pourrait influencer la perception des électeurs envers les candidats. La capacité de Sarah Knafo à gérer cette controverse et à recentrer son discours sur les véritables préoccupations des Parisiens sera déterminante pour la suite de sa campagne.