Perpignan : Mathias Blanc maintient sa campagne malgré le désinvestissement du PS
Perpignan : Mathias Blanc maintient sa campagne malgré le PS

Perpignan : Mathias Blanc maintient sa campagne malgré le désinvestissement du PS

Mathias Blanc, candidat socialiste pour les élections municipales à Perpignan, a annoncé qu'il allait poursuivre sa campagne, en dépit de la décision du Parti socialiste d'investir la liste de la vice-présidente de la région Occitanie, Agnès Langevine, issue de Place publique. « Forts de nos convictions et d'un programme coréalisé avec les forces vives locales, nous poursuivons notre campagne de terrain », a déclaré l'équipe de Perpignan Autrement sur ses réseaux sociaux.

Un Grand Oral révélateur des tensions

Mathias Blanc, qui se présente sous l'étiquette Parti socialiste et communiste, a participé au Grand Oral organisé le 28 janvier 2026 au cinéma MegaCastillet à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France. Cet événement, coordonné par le Medef 66 et la FDSEA 66, a rassemblé les cinq candidats aux élections municipales de 2026, offrant une plateforme pour exposer leurs programmes électoraux.

« L'esprit est à la combativité, on persévère », a affirmé une porte-parole de la liste Perpignan Autrement, qui met en avant des soutiens au sein d'autres composantes de la gauche. Notamment, la fédération départementale du PS s'était prononcée en faveur de Mathias Blanc il y a quelques jours, ajoutant une dimension conflictuelle à la situation.

Le choix controversé du Parti socialiste

Dimanche, la direction nationale du Parti socialiste a opté pour donner son investiture à la liste Plus forts pour Perpignan, menée par Agnès Langevine. Cette liste se présente comme une union de la gauche et du centre, incluant la conseillère départementale de centre-droit Annabelle Brunet. Selon un membre de la commission électorale du PS, l'objectif est de « faire front commun pour laisser le moins d'espace possible à Louis Aliot », l'actuel maire Rassemblement national de Perpignan.

Ce soutien à la liste d'Agnès Langevine répondrait à une demande des présidentes PS de la région Occitanie, Carole Delga, et du département des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, comme l'indique une source interne au parti. « Les instances nationales du PS ont donc préféré soutenir une union de Place publique avec la droite », déplore l'équipe de Perpignan Autrement, soulignant les divisions stratégiques au sein de la gauche.

Un paysage électoral fragmenté à gauche

Pour les élections municipales de mars 2026, le scrutin s'annonce complexe avec trois listes principales à gauche :

  • La liste de Mathias Blanc, Perpignan Autrement, qui maintient sa campagne indépendante.
  • La liste d'Agnès Langevine, Plus forts pour Perpignan, soutenue par le PS et présentée comme une union gauche-centre.
  • Une troisième liste de gauche conduite par le candidat La France insoumise Mickaël Idrac, en alliance avec Les Écologistes.

Par ailleurs, le chef de file de l'opposition au conseil municipal, Bruno Nougayrède, présente une liste d'union des droites et des centres, allant du Modem à Les Républicains, ajoutant une dimension multipartite à la compétition.

Contexte des précédentes élections

Lors des municipales de 2020, Agnès Langevine, à la tête d'une liste Verts-PS-PC, avait obtenu 14,5 % des voix avant de se retirer au second tour dans une tentative de faire barrage à Louis Aliot. Cet historique influence les stratégies actuelles, avec un accent mis sur l'unité pour contrer le RN, mais aussi sur les divergences internes qui persistent.

Les élections municipales de 2026 à Perpignan promettent donc d'être un test crucial pour la gauche, marqué par des alliances controversées et des candidatures indépendantes. Les résultats seront à suivre de près les 15 et 22 mars 2026, reflétant les dynamiques politiques locales et nationales.