Du 25 janvier au 18 février 1954, en pleine période de Guerre froide, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'URSS se réunissent à Berlin pour tenter d'amorcer un dégel des relations diplomatiques entre l'Est et l'Ouest. Retour en images sur un échec qui aura eu le mérite d'exister.
Une conférence historique
La Conférence de Berlin réunit les « Quatre Grands » (États-Unis, URSS, France, Royaume-Uni) pour apaiser les tensions de la Guerre froide. Les ministres des Affaires étrangères John Foster Dulles, Vyacheslav Molotov, Georges Bidault et Anthony Eden siègent alternativement à l'Est (ambassade soviétique) et à l'Ouest (Palais de justice de Berlin). C'est la première rencontre de ce niveau depuis 1949.
L'enjeu est de taille : régler le sort de l'Allemagne et de l'Autriche, et pacifier l'Asie. Si les discussions s'enlisent sur la réunification allemande, un accord est scellé : la convocation de la Conférence de Genève. Ce rendez-vous permettra, quelques mois plus tard, de négocier la fin de la guerre d'Indochine. Un échec sur la question européenne, mais un tremplin pour la paix en Orient.
Les espoirs d'un dégel
La conférence de Berlin de 1954 avait pour objectif un dégel des relations entre les deux blocs. L'envoyé spécial de « Sud Ouest » à Berlin parle d'un « espoir de voir entrer l'humanité qu'elle soit de l'Est ou de l'Ouest dans un climat devenu meilleur » le 31 janvier 1954. Les quatre grandes nations ont débattu sur le sort de Berlin, encore en ruines depuis les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Le 7 février 1954, le journal « Sud Ouest » dédie une double page à la conférence, présentant les quatre ministres des Affaires étrangères. La conférence attire des journalistes du monde entier, témoignant de l'importance de l'événement.
Un bilan mitigé
La conférence de Berlin aboutit le 18 février 1954. Le lendemain, « Sud Ouest » annonce une nouvelle conférence en Asie pour traiter le problème de l'Indochine, ajoutant que les problèmes allemands et autrichiens n'auront pas trouvé de solution. Un bilan qui n'aura finalement pas été à la hauteur des espérances.
Malgré cet échec, la conférence de Berlin a ouvert la voie à des discussions ultérieures et a montré que le dialogue entre les blocs était possible, même en pleine Guerre froide.



