Le général Schill présente le service national : « Ce n’est pas une première marche vers une conscription généralisée »
Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill, détaille en quoi va consister le nouveau dispositif, successeur du SNU, qui se déploiera à partir de septembre. Il a déjà reçu 2 400 candidatures pour 1 800 postes à pourvoir.
Adieu le service national universel (SNU), qui n’a jamais rencontré son public, et vive le service national ! Le changement n’est pas qu’un glissement sémantique, puisque cette formation « citoyenne », qui était sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, tombe dans le giron des Armées.
Totalement remanié, ce dispositif prévoit d’enrôler 3 000 jeunes pendant dix mois, à partir de septembre. Articulé autour d’une formation initiale de quatre semaines, avant qu’ils rejoignent leur régiment pour neuf mois, il vise à les aguerrir à l’esprit de défense, en valorisant cette année de césure post-bac ou universitaire.
Les jeunes du service national recevront une solde de 800 euros par mois : « Nous voulons qu’ils soient des soldats comme les autres, tant qu’ils seront dans nos rangs », dit le général Schill.



