Robert Ménard exige la fin des tensions à l'OPH Béziers après le licenciement de la directrice
Ménard demande aux salariés de l'OPH Béziers de tourner la page

Le maire de Béziers impose la paix sociale à l'office public de l'habitat

Une atmosphère de tension persistante a finalement été adressée directement par le président de l'organisme. Mardi 10 février, Robert Ménard, maire de Béziers et président de l'office public de l'habitat Béziers Méditerranée, a convoqué l'ensemble du personnel pour une réunion cruciale au Palais des congrès. Cette convocation faisait suite au licenciement récent de la directrice générale Magali Bordja, un épisode qui a durablement marqué l'institution.

"L'anonymat est terminé" : un message sans équivoque

Devant une centaine de salariés attentifs, Robert Ménard a lancé un appel clair à tourner la page. "Je veux que vous tourniez la page sur ce qu'il vient de se passer et qui a bien trop duré", a-t-il insisté avec fermeté. Le président a poursuivi en précisant ses attentes : "Que vous ayez été amis ou pas de la directrice générale, je veux que vous travailliez pour les locataires. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux plus non plus de lettres anonymes. Là, c'est terminé. Je n'en lirai plus une seule. Elles partiront directement à la poubelle."

Il a ensuite fixé un objectif prioritaire pour l'ensemble des équipes : "À compter d'aujourd'hui, vous avez un objectif : répondre aux besoins de tous ceux qui ont besoin de vous." Dans la salle, le silence était total, marquant l'importance du moment.

Une situation devenue "ingérable" selon le président

Robert Ménard a longuement expliqué les raisons qui l'ont poussé à intervenir personnellement. "Sachez-le, je ne suis pas devenu président par goût, mais j'avais prévenu que je ne voulais pas de coucherie dans mes équipes", a-t-il déclaré, faisant référence à des précédents dans sa gestion municipale. Concernant la situation à l'OPH, il a été sans détour : "La situation était ingérable parce que la directrice était la compagne du président."

Le maire a révélé avoir été alerté à plusieurs reprises sur les tensions internes, notamment par la médecine du travail qui lui avait adressé de nombreuses mises en garde. "On m'avait alerté en tant que président de l'Agglo de la situation. Il fallait mettre un terme à la situation car j'étais assommé de mises en garde par la médecine du travail. Il y avait un rapport accablant contre cette personne", a-t-il confié aux salariés.

La décision de licenciement a finalement été prise avec le conseil d'administration, mettant fin à des mois de conflits latents. "Nous l'avons fait avec le conseil d'administration. Maintenant, j'ai besoin de vous", a conclu Robert Ménard, appelant à une nouvelle dynamique collective.

Les réactions des salariés : soulagement et espoir

À la sortie de la réunion, les employés semblaient globalement soulagés par les déclarations du président. Yves, un agent de maintenance, a partagé son sentiment : "Je pense que le président a rassuré tout le monde. Je crois que nous allons pouvoir avancer sans crainte. Nous ne vivions pas les tensions directement mais elles étaient là. Il a raison, il faut tourner la page."

Sabrina, une autre salariée, a abondé dans le même sens : "C'est un soulagement. Reste à espérer que toutes les tensions vont s'estomper pour aller mieux. Je vais essayer de ne plus penser au passé." Ces témoignages suggèrent que le message de Robert Ménard a été entendu et pourrait marquer le début d'une nouvelle ère pour l'organisme.

Une nouvelle directrice bientôt nommée

Robert Ménard a également annoncé des changements organisationnels imminents. Dans les prochains jours, le conseil d'administration se réunira pour désigner une nouvelle direction. "Je ne suis pas seul à décider, mais j'ai trouvé une personne qui conviendra. Elle saura écouter, faire attention aux personnels et panser les plaies", a-t-il assuré.

Le président a précisé sa philosophie de recrutement : "Je ne suis pas allé chercher un spécialiste du logement social. Non, j'ai voulu quelqu'un d'humain." Il a ajouté avec conviction : "Et aujourd'hui, je ne vois pas comment les membres du conseil pourraient ne pas la choisir. Sinon, j'en tirerai toutes les conséquences. Nous avons besoin de cohésion plus d'engueulade."

Une certitude a été confirmée : la prochaine directrice sera une femme. Bien que son identité n'ait pas été dévoilée publiquement, plusieurs pistes semblent déjà se dessiner pour cette nomination cruciale qui devrait permettre à l'OPH Béziers Méditerranée de retrouver sa sérénité et sa mission première au service des locataires.