LGV Montpellier-Perpignan : SNCF Réseau rassure sur les forages à Issanka
LGV : SNCF Réseau rassure les élus sur les forages à Issanka

Le maître d'ouvrage du projet de ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan s'est exprimé devant les élus de Sète Agglopôle Méditerranée, mardi, pour répondre aux inquiétudes concernant les forages prévus sur le site d'Issanka. Cette réunion de travail faisait suite à une motion déposée par les élus le 24 avril, réclamant plus de clarté et la création d'un groupe de travail sur le sujet.

Une réunion pour dissiper les doutes

Organisée dans les locaux de Sète Agglopôle Méditerranée, la rencontre a réuni des élus du bassin de Thau, des représentants de SNCF Réseau, de l'État, d'associations, du cabinet Antea Group (conseil mandaté) et du Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT). L'objectif était de répondre aux interrogations et aux critiques émises par les élus, qui réclamaient une transparence totale sur l'autorisation de forage délivrée par arrêté préfectoral dans le cadre du chantier de la LGV, et plus particulièrement du viaduc de Poussan.

Stéphane Lubrano, directeur de la mission LNMP à SNCF Réseau, a pris la parole pour détailler les opérations prévues et rassurer sur les mesures de protection de la ressource en eau. « Nous avons partagé ce qui est exactement prévu au sujet du sondage dans le périmètre du champ d'Issanka », a-t-il déclaré, insistant sur l'utilité des sondages et les dispositifs mis en place pour éviter toute pollution accidentelle.

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Des forages limités et encadrés

Concrètement, cinq sondages sont programmés à Issanka. Deux d'entre eux, d'une profondeur comprise entre 15 et 20 mètres, serviront à réaliser des infiltrations. Les trois autres, situés à l'aplomb du futur viaduc de Poussan, ne dépasseront pas 80 mètres de profondeur, comme indiqué dans l'arrêté préfectoral. Cependant, Stéphane Lubrano a précisé que ces forages n'atteindront pas la nappe phréatique : « Ce n'est absolument pas indispensable pour comprendre le champ captant. C'est simplement pour bien comprendre la consistance de la couche calcaire qui protège l'eau. Il n'y a pas besoin d'atteindre le toit calcaire situé à environ 50 mètres. Les sondages s'arrêteront donc avant. »

Les opérations seront supervisées par un hydrogéologue et soumises à de nombreux contrôles pour garantir l'absence de pollution. Ces explications ont été fournies en toute transparence, selon le directeur, qui a rappelé que tout le processus est encadré par l'Agence régionale de santé (ARS).

Calendrier et prochaines étapes

Si les élus restent vigilants, ces précisions semblent avoir apaisé une partie de leurs craintes. Le calendrier du chantier se précise : les forages devraient débuter à l'automne prochain et s'étaler sur une semaine. La réunion de mardi a permis de renforcer le dialogue entre les parties prenantes, dans l'attente de la création du groupe de travail demandé par les élus.

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