Budget 2026 de Saint-Affrique : 4,1 M€ d'investissements et une dette divisée par deux
Budget 2026 Saint-Affrique : 4,1 M€ d'investissements

Un budget 2026 équilibré pour la communauté de communes

Lors du dernier conseil communautaire de fin janvier, les élus de la collectivité publique Saint-Affricain, Roquefort, Sept Vallons ont débattu, sans vote, des orientations budgétaires pour l'année 2026. Le vice-président en charge des finances, Arnaud Durand, a présenté en détail les différents chapitres financiers, appuyé par des projections précises.

Les chiffres clés du fonctionnement

Du côté des recettes de fonctionnement, la collectivité prévoit un total de 12,899 millions d'euros. Cette somme se décompose comme suit :

  • 1,283 million d'euros de produit des services
  • 8,606 millions d'euros d'impôts et taxes
  • 2,727 millions d'euros de subventions et participations

Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, s'élèvent à 12,233 millions d'euros, incluant 2,988 millions d'euros de charges à caractère général et 4,930 millions d'euros de charges de personnel. "Le budget 2026 permet de laisser à l'équipe suivante toute possibilité pour bâtir son budget", a précisé Arnaud Durand.

Investissements prévus : 4,1 millions d'euros

Le programme d'investissements pour 2026 est ambitieux, avec un montant global de 4,1 millions d'euros. Parmi les projets spécifiques figurent :

  1. 250 000 euros pour la voirie, notamment une aire de retournement sur la commune de Roquefort
  2. 171 000 euros pour les ordures ménagères, incluant l'acquisition de nouveaux conteneurs
  3. 105 000 euros pour le sport, dédiés au stade, aux sentiers et aux activités de pleine nature
  4. 125 000 euros pour les travaux de toiture du gymnase des 12 étoiles
  5. 60 000 euros pour l'entretien de la piscine

"La conclusion que l'on peut faire, c'est que l'essentiel est fait", a souligné Arnaud Durand, ajoutant que le recours à l'emprunt serait très faible, limité à moins de 100 000 euros.

Une santé financière rétablie

La situation financière de la communauté de communes s'est nettement améliorée ces dernières années. L'épargne brute, qui sert au remboursement des emprunts, atteint 665 000 euros pour 2026. "Les voyants de notre communauté sont au vert", a déclaré le président Sébastien David.

Plus significatif encore, l'épargne nette, destinée à financer de nouveaux investissements, est passée d'une situation négative de -323 000 euros en 2018 à +305 000 euros aujourd'hui. "C'était une situation profondément angoissante. Nous avons redressé les comptes", a expliqué le président.

La dette a été quasiment divisée par deux, passant de 6 millions d'euros en 2020 à 3,2 millions d'euros, avec un fonds de roulement de 2,8 millions d'euros. Les subventions aux projets des communes ont été rétablies, et les projets intercommunaux commencent enfin à se concrétiser en cette fin de mandat.

Critiques de l'opposition sur les reports de travaux

Lors du débat, le conseiller d'opposition Clément Carles a exprimé des réserves concernant les reports répétés de certains investissements. "Je suis ravi de voir qu'on reporte cette année encore les mêmes investissements que l'on avait déjà prévus l'année dernière dans les rapports d'orientation budgétaire, même l'année d'avant. Et pour certains, l'année d'avant et encore l'année d'avant", a-t-il ironisé.

Il a notamment pointé du doigt la déchetterie, présente dans cinq rapports budgétaires précédents, et la rénovation du gymnase des 12 étoiles. "Je suis ravi de le retrouver, finalement, dans le rapport de 2026 et de voir que, enfin, peut-être, en 2026, ces travaux, prévus de longue date, vont peut-être, enfin, pouvoir débuter".

Justifications des reports par la majorité

En réponse, Arnaud Durand a justifié ces reports par la durée nécessaire aux études préalables et à la préparation de certains chantiers complexes. Il a cité comme exemples la réhabilitation de la déchetterie et l'aménagement de la zone d'expansion des crues de la Sorgue vers le quartier des Cazes, projets qui requièrent des phases préparatoires approfondies avant leur lancement effectif.

Le débat budgétaire, bien que sans vote formel, a ainsi permis d'exposer à la fois les avancées financières significatives de la collectivité et les défis persistants dans la mise en œuvre de certains investissements planifiés de longue date.