Une bourde coûteuse pour la candidate zemmouriste
Sarah Knafo, tête de liste Reconquête ! pour les élections municipales de Paris, a provoqué un tollé dimanche 8 février en déclarant sur BFM-TV que le passe Navigo annuel coûtait 52 euros. Cette affirmation, largement diffusée, a immédiatement suscité des réactions moqueuses et critiques de la part de ses concurrents politiques.
Une erreur flagrante sur un sujet clé
Interrogée sur le prix du passe Navigo, la candidate a répondu « Annuel ? 52 », une estimation erronée puisque le tarif réel avoisine les 1 000 euros par an, soit environ 90,80 euros mensuels. Ce passe permet de voyager sur l'ensemble du réseau de transport en Île-de-France, incluant la RATP et la SNCF, un sujet crucial pour les Parisiens.
Face à cette méprise, Sarah Knafo s'est défendue en affirmant : « Je ne suis pas un singe savant mais je travaille sur mes sujets. Les sujets que je travaille, je les connais et les maîtrise. Pour le reste, j'apprends tous les jours ». Elle a également été incapable de citer trois joueurs du Paris Saint-Germain lors du même échange, ajoutant à la polémique.
Des excuses tardives et des réactions politiques vives
Quelques heures après l'incident, la candidate a publié une vidéo sur les réseaux sociaux pour présenter ses excuses, qualifiant son erreur de « gros lapsus ». Elle a tenté de rectifier en précisant : « Évidemment que 50 euros, c'est mensuel, et c'est pour les salariés dont l'employeur rembourse la moitié du passe », tout en admettant qu'elle aurait pu penser aux non-salariés.
Cependant, ses adversaires n'ont pas manqué de réagir avec virulence sur la plateforme X :
- Pierre-Yves Bournazel, tête de liste Horizons-Renaissance, a déploré : « Derrière les slogans et l'ultracom, la méconnaissance du quotidien des Parisiens. On ne s'improvise pas maire de Paris ! »
- Le sénateur communiste Ian Brossat, soutien d'Emmanuel Grégoire, a ironisé : « Il faut l'écouter pour le croire ! », pointant « l'étendue de sa déconnexion ».
- Le député RN Jean-Philippe Tanguy a estimé que cette erreur était « disqualifiante pour une candidate à la Mairie de Paris ».
- Paul Vannier, député LFI, a qualifié Mme Knafo de « bourgeoise d'extrême droite ».
Un contexte de campagne déjà controversé
Cette polémique s'inscrit dans un cadre plus large de critiques adressées à Sarah Knafo. Lors de sa première vidéo de campagne, l'énarque, qui ne se déplace qu'en taxi selon ses déclarations, s'était mise en scène dans le métro à la station Hôtel-de-Ville, un geste perçu comme artificiel par certains observateurs.
Née en Seine-Saint-Denis, la candidate avait précédemment exclu de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, bien que son entourage ait tempéré cette affirmation. Ces éléments contribuent à alimenter les débats sur sa crédibilité et sa connexion avec les réalités quotidiennes des habitants de la capitale.
Les élections municipales de 2026 s'annoncent ainsi comme un terrain miné, où chaque déclaration peut avoir des conséquences significatives sur l'image des candidats et leur capacité à convaincre l'électorat parisien.