Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'élection présidentielle de 2027, a tenu son premier meeting de campagne ce samedi 20 juin au Parc floral de Vincennes. Devant plusieurs centaines de sympathisants, il a réaffirmé sa volonté de modifier la Constitution pour organiser un référendum sur l'immigration et supprimer le principe de précaution.
Un meeting marqué par la présence de Boualem Sansal
L'invité surprise de la soirée était l'écrivain Boualem Sansal, récemment libéré après un an de détention en Algérie. Attendu comme un possible soutien de poids, il a finalement déçu les espoirs des organisateurs. Vêtu d'un costume bleu nuit et d'une chemise blanche, Sansal a récité des poèmes et déclaré que Retailleau « était un héros dans les prisons du régime d'Alger », en référence aux efforts de l'ancien ministre de l'Intérieur pour obtenir sa libération. Mais il n'a pas appelé explicitement à voter pour le candidat, se contentant de regagner sa place après son intervention.
Retailleau durcit le ton contre les juges
Dans son discours, Bruno Retailleau a une nouvelle fois critiqué les magistrats, accusés de « devenir des législateurs » en empiétant sur le pouvoir politique. Il a promis de « restaurer l'autorité de la loi » et de limiter le rôle des juges dans les décisions de politique migratoire. Le candidat a également insisté sur la nécessité de « protéger la souveraineté nationale » face aux décisions de la Cour européenne des droits de l'homme.
Un référendum sur l'immigration comme priorité
Retailleau a réitéré sa proposition phare : modifier l'article 11 de la Constitution pour permettre l'organisation d'un référendum sur l'immigration. Il souhaite que les Français puissent se prononcer sur des mesures comme la réduction des quotas d'entrée ou le durcissement des conditions d'obtention de la nationalité. « Il est temps que le peuple reprenne la main sur son destin », a-t-il déclaré.
La suppression du principe de précaution en débat
Le candidat a également proposé de supprimer le principe de précaution de la Constitution, qu'il juge « liberticide et frein à l'innovation ». Selon lui, ce principe est utilisé par les juges pour bloquer des projets économiques et industriels. « Nous devons faire confiance à la science et à l'entrepreneuriat plutôt qu'à la peur », a-t-il argumenté.
Une campagne qui se veut de rupture
Ce meeting marque le lancement officiel de la campagne de Bruno Retailleau, qui se positionne comme le candidat de la droite dure. Il entend capitaliser sur son bilan place Beauvau, où il a mené une politique migratoire restrictive. Selon un sondage paru cette semaine dans Le Figaro, il recueillerait 12 % des intentions de vote au premier tour, loin derrière les favoris, mais en progression.



