Le rêve de Top 14 s'est envolé pour Provence Rugby. Une semaine après sa défaite en finale de Pro D2 contre Vannes (18-14), l'équipe de Philippe Saint-André s'est inclinée à domicile face à Perpignan (24-47), ce dimanche 14 juin 2026, lors du match d'accession au Top 14. Les hommes en noir repartiront donc en Pro D2 la saison prochaine.
Une première période maîtrisée, puis un effondrement
Dominateurs durant le premier acte, les coéquipiers de Caleb Muntz ont perdu le fil face à l'avant-dernier du Top 14. Les Aixois se souviendront longtemps de cette fin de première période, qui leur a coupé les jambes en plein élan. En encaissant deux essais trop faciles en l'espace de trois minutes alors qu'ils menaient 10-0 et évoluaient en supériorité numérique, ils se sont tiré une balle dans le pied. Perpignan, en habitué des matchs d'accession, s'est chargé de les achever.
Les mots des entraîneurs
Laurent Labit, l'entraîneur usapiste, résumait la partie de son équipe : « Un mauvais début, et une belle arrivée. » Il remerciait les faits de jeu qui les ont remis dans le match, faisant écho à l'essai de Peceli Yato sur une pénalité vite jouée (36e) et à celui de Théo Forner profitant de la naïveté provençale (39e).
De son côté, Philippe Saint-André regrettait : « À la pause, tu as l'impression que les Perpignanais ont fait le match… alors qu'ils n'ont rien créé. Mais eux ont le vécu, l'histoire. » À l'inverse de ses hommes, encore jeunes et en manque d'expérience.
Un second acte à sens unique
Après avoir manqué leur fenêtre de tir, Arthur Coville et ses partenaires ont explosé. L'essai en force d'Oviedo (43e) et l'interception assassine de Yato (50e) ont scellé le sort du match. Les répliques de Léo Drouet (53e) et Setareki Bituniyata (74e) n'ont offert que des bribes d'espoir, tandis que les supporters sang et or, venus en nombre (entre 2 000 et 3 000), ont envahi le pré synthétique de Maurice-David après deux derniers essais de l'Usap (47-24).
L'avenir selon Saint-André
Malgré la défaite, Saint-André reste optimiste : « Notre club grandit. Il y a un vrai engouement derrière cette équipe. Il faut apprendre de ce sprint, où l'on a gagné sept finales avant de perdre les deux plus importantes. Si on veut monter à l'avenir, il faudra finir premier ou deuxième du championnat. » Laurent Labit abonde : « On peut dire que Provence est devenue une terre du rugby. Je pense que dans quelque temps, on risque de les voir jouer plus haut. »



