Publicité Édito. Présidentielle 2027 : nos petits (non) pronos. Au foot pendant cette Coupe du monde 2026 comme en politique, pas facile de jouer les pronostiqueurs à onze mois de l'élection présidentielle en France.
On ferait volontiers appel à feu Paul le poulpe, médium star de 2010, à Marcel le cochon visionnaire du Revest en 2018 ou encore à la chienne Nova de La Valette. Afin de briller dans la ligue des pronostics de la Coupe du monde face aux collègues ? Allons, pas de triche entre nous. Plutôt pour lire la feuille de match, et pas qu'à 22 joueurs sur le terrain a priori, de la présidentielle 2027. Ça en devient ridicule ? Que voulez-vous, il faut bien se « sacrifier » par amour pour la France. Celui-là d'argument... Et à moins d'un an du coup de sifflet final, tous les tacles semblent ici permis.
Après les embrouillaminis à l'Assemblée depuis des mois, les Français assistent ainsi (de plus en plus dépités ?) à une course de petits chevaux qui volerait presque la vedette à Mbappé, Dembélé et consorts. On vous épargnera la liste des prétendants à la sélection nationale. Plus de 40 candidats et pas de dérogation pour faire le doublé en nombre de lignes dans cet édito.
Un flair hors du commun ? Nova, la chienne varoise star des réseaux grâce à ses pronostics sur la Coupe du monde
Alors posons-nous la question : dans le vacarme géopolitique actuel, qui pour incarner la grandeur du pays des Lumières, la gloire de la nation du général de Gaulle ? Qui pour tenir la dragée haute à un Poutine ne cessant de menacer l'Europe entre les lignes (et ouvertement via ses propagandistes) ? Qui opposer en défense à un Trump et à ses incessants passements de jambes douaniers, belliqueux, voire expansionnistes ? Qui pour contrer la Chine de Xi, certainement l'équipe la plus dangereuse stratégiquement ? Qui pour juguler la dette astronomique tricolore, le manque de moyens criant à tous les niveaux administratifs ; pour redresser la barre de la compétitivité, des relocalisations et de la réindustrialisation ?
Vaste débat. Et à ce stade, « tant sur le plan tactique que sur le plan technique » (1), aucune réponse à ces interrogations essentielles – existentielles ? – en matière programmatique. Hormis des sondages (plaçant le RN en tête), qui peuvent évidemment fluctuer à onze mois de la séance des tirs au but pour la qualification au deuxième tour, difficile de briller dans la ligue des pronostics de la Coupe de l'Élysée. Rendez-nous Paul le poulpe !
- Didier Deschamps parodié par Les Guignols de l'info.
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