Intrusion au rectorat de Corse : un homme jugé pour violences
Intrusion au rectorat : un homme jugé en septembre

Intrusion au rectorat de Corse : un homme convoqué devant le tribunal

Un homme est convoqué devant le tribunal de police d’Ajaccio le 2 septembre prochain, après une intrusion survenue mardi dans les locaux du rectorat de Corse. Cette action s’inscrit dans un mouvement réclamant la contractualisation d’enseignants d’écoles primaires privées immersives en langue corse, a annoncé le parquet mercredi.

Dépôt de plainte et ITT

Cette convocation fait suite au dépôt de plainte d’une technicienne de surface qui présente « 3 jours d’ITT » après avoir été prise à partie lors de l’intrusion, indique le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, dans un communiqué. Mardi vers 06h00, « alors qu’une agente administrative prenait son service, le vice-président de Scola Corsa, président du syndicat des travailleurs corse de l’éducation (STC Educazione), s’en est pris à elle, afin de lui arracher les clés permettant d’accéder aux locaux du rectorat », avait dénoncé le rectorat dans un communiqué.

« Des charges suffisantes pèsent selon le ministère public à l’égard du mis en cause pour répondre devant le tribunal de police des chefs de violences avec ITT inférieure à 8 jours », précise M. Septe.

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Rassemblements et réactions

Des personnels de l’Éducation nationale se sont rassemblés mardi devant le rectorat et la direction départementale de Bastia en soutien à leur collègue, indique l’académie de Corse sur son compte X. « Quelles que soient les causes que l’on défend, la violence physique est inacceptable », a également indiqué sur X le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, en partageant le message de l’académie.

À Bastia, mardi matin, « une trentaine de parents d’élèves de Scola Corsa se sont introduits dans les salons de la préfecture de Haute-Corse », a indiqué à l’AFP la préfecture.

Contexte de la mobilisation

Depuis deux mois, la fédération Scola Corsa, qui compte cinq écoles primaires immersives dans l’île, assure que « la langue corse est directement attaquée » et que « l’existence des écoles Scola Corsa est remise en question » par la décision du préfet de « former un recours au tribunal administratif contestant la légalité du financement accordé par la Collectivité de Corse » (CDC) de 1,3 million d’euros à ces écoles. Elle réclame la contractualisation de 11 enseignants, mais après plusieurs rencontres, les services de l’État ont annoncé celle de six professeurs. Son appel à mobilisation s’est traduit par le blocage d’une partie des lycées de l’île fin avril.

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