Municipales 2026 : à Nîmes, une ancienne élue de la majorité rallie le Rassemblement national
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la scène politique nîmoise connaît un rebondissement notable. Monique Boissière, ancienne élue de la majorité municipale, a officiellement rejoint la liste du Rassemblement national (RN) pour le scrutin local. Cette décision, annoncée le 9 février 2026, illustre les recompositions en cours dans le paysage politique français à quelques semaines du vote.
Un ralliement symbolique dans le Gard
Monique Boissière, figure locale reconnue pour son engagement antérieur au sein de la majorité municipale, opère ainsi un virage politique significatif. Son intégration à la liste du RN souligne l'attractivité croissante du parti d'extrême droite dans certaines régions, notamment en Occitanie. Ce ralliement intervient dans un contexte de campagne électorale intense, où chaque mouvement est scruté à la loupe par les observateurs et les électeurs.
Les réactions à ce changement d'allégeance n'ont pas tardé à affluer. Les partisans y voient une preuve de l'élargissement de la base du RN, tandis que les opposants dénoncent une normalisation du parti dans le paysage politique local. Monique Boissière elle-même justifie sa décision par des désaccords profonds avec l'orientation politique de l'ancienne majorité, évoquant notamment des questions de sécurité, d'immigration et de gestion municipale.
Contexte national et régional des municipales 2026
Cet événement s'inscrit dans une campagne nationale marquée par plusieurs faits saillants :
- À Paris, la candidate zemmouriste Sarah Knafo a suscité la polémique en se trompant sur le prix du Pass Navigo, affirmant qu'il coûtait 52 euros par an au lieu de près de 1 000 euros, une erreur qualifiée de gros lapsus par ses soins.
- À Marseille, le candidat LFI Sébastien Delogu a été exonéré de tout lien avec le narcotrafic après une enquête du parquet, clôturée sans poursuite.
- À Perpignan, le Parti socialiste a choisi de soutenir la liste conduite par Agnès Langevine de Place publique, illustrant les alliances parfois surprenantes de ce scrutin.
- À Agde, des centaines de sympathisants du RN ont accueilli Jordan Bardella sur le marché du Cap, démontrant l'implantation locale du parti.
Par ailleurs, une enquête a été ouverte contre Franck Pralong, ex-tête de liste du RN à Vernon dans l'Eure, pour faux et usage de faux, suspecté d'avoir falsifié un justificatif de domicile pour se porter candidat.
Les enjeux locaux à Nîmes
À Nîmes, cette arrivée de Monique Boissière sur la liste du RN pourrait modifier les équilibres électoraux. La ville, historiquement marquée par une diversité politique, voit ainsi se renforcer la présence du RN à un moment clé. Les débats locaux, dont un organisé par Midi Libre, attirent une attention particulière, avec des places qui se font rares.
Les thèmes de campagne à Nîmes incluent la revitalisation du centre-ville, la sécurité, la gestion des finances municipales et les questions environnementales. Le ralliement de Boissière apporte au RN une expérience de la gestion locale, un atout non négligeable dans une campagne où la proximité avec les électeurs est primordiale.
Ce scrutin municipal de 2026 s'annonce donc comme un test important pour les partis politiques, avec des recompositions locales qui pourraient préfigurer des tendances nationales. À Nîmes, le cas de Monique Boissière reste emblématique de ces mouvements qui redessinent la carte politique française, ville par ville.