Municipales 2026 à Lunel : sept candidats sur la ligne de départ
En ce début d'année 2026, le paysage politique lunellois se précise à l'approche du scrutin des 15 et 22 mars. À ce jour, sept candidats briguent le fauteuil de maire, avec une offre conséquente qui n'est pas inédite, rappelant l'élection de 2001 où sept listes s'étaient également affrontées.
Une profusion de candidats due à l'éclatement de la majorité
La multiplication des candidatures s'explique principalement par la dispersion de l'équipe sortante de Pierre Soujol, élue en 2020. Trois listes concurrentes émergent de cette majorité fragmentée : celle de Paulette Gougeon, maire depuis juillet 2025, celle de Stéphane Dalle, ancien premier adjoint, et celle de Stéphane Muscat, en alliance avec Christophe Musset.
Paulette Gougeon, officiellement candidate depuis le 9 janvier, peut compter sur des élus sortants aux réseaux locaux solides, comme Corinne Poléri et Pascal Chabert, ainsi que sur des soutiens partisans, notamment du PS local et de la conseillère régionale Sylvie Thomas. Cependant, sa majorité s'est réduite après l'éviction de Stéphane Dalle, qui a créé son propre groupe politique, entraînant plusieurs élus et renforçant la division.
Alliances et fractures au sein des candidats
Stéphane Muscat et Christophe Musset, unis depuis l'automne, ont séduit des figures clés de la majorité sortante, telles que Véronique Michel, première adjointe, et Michel Créchet, adjoint aux finances. Leur duo s'est réparti les rôles : Muscat vise la mairie, tandis que Musset ambitionne la présidence de Lunel Agglo.
Hors des fractures de la majorité, quatre autres candidats se distinguent. Thierry Razigade, en campagne depuis le printemps 2024, a su effacer l'image de proximité avec le RN et se positionne comme un héritier modéré de l'ancien maire Claude Arnaud. Anthony Belin, quant à lui, revendique l'union des droites avec le soutien de l'élue RN Julia Plane, bien que le parti n'ait pas officiellement endossé de candidat.
Gauche dispersée et enjeux locaux
À gauche, les divisions profondes entre La France Insoumise (LFI) et le PS, ainsi que la création de Lunel Collectif, ont rendu l'union impossible. Bruno Gagne, soutenu par le PCF, et Lise Florès, avec un positionnement écolo et social moins radical, se partagent cet électorat. Par ailleurs, des électeurs de gauche peuvent aussi trouver des représentants au sein des équipes de Gougeon, Dalle ou Muscat.
Cette fragmentation politique rappelle le scrutin de 2001, où sept listes avaient concouru, mais les dynamiques actuelles sont largement influencées par les dissensions internes de la majorité sortante. Les électeurs lunellois devront donc choisir parmi une offre diversifiée, avec des enjeux locaux centraux comme la stratégie urbaine et la gestion de l'agglomération.