Liste noire périscolaire : un projet aux contours juridiques flous
Liste noire périscolaire : contours juridiques flous

Scandale du périscolaire : la liste noire du gouvernement, un projet aux contours juridiques flous

Le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé mercredi 28 mai 2026 la création d'une « liste noire » destinée à recenser les personnels ayant eu des « comportements inadmissibles » avec des mineurs à l'école. Cette mesure, présentée sur le plateau du JT de France 2, suscite de nombreuses interrogations, notamment sur le plan juridique.

Qui serait concerné par cette liste noire ?

« C’est un fichier d’interdit d’école », a prévenu le ministre face à Léa Salamé. Ce dispositif pourrait concerner « professeurs, animateurs périscolaires, intervenants associatifs ou autres » qui auront été identifiés comme ayant eu des comportements inappropriés. L'objectif affiché est d'empêcher toute forme de réemploi au sein de l'école.

Des questions juridiques en suspens

Le projet soulève plusieurs problèmes juridiques. Tout d'abord, la définition de « comportement inadmissible » reste floue, ce qui pourrait entraîner des contestations. Ensuite, la mise en place d'un tel fichier doit respecter le droit à la protection des données personnelles et le principe de proportionnalité. Enfin, la durée de conservation des données et les voies de recours pour les personnes inscrites ne sont pas encore précisées.

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Le gouvernement devra donc apporter des clarifications rapides pour éviter une censure du Conseil d'État ou de la CNIL. En attendant, le débat public s'annonce vif entre partisans de la fermeté et défenseurs des libertés individuelles.

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