Rocade de Marmande : les commerçants de l'est espèrent un renouveau économique
Rocade de Marmande : l'espoir des commerçants de l'est

La rocade de Marmande, les commerçants ne l'attendent plus. Elle est presque devenue une légende urbaine à l'est de l'agglomération, une chimère ou une blague à laquelle on a cessé de rire. Pourtant, le développement économique de l'est de l'agglomération est un des objectifs affichés par le Département, qui annonce le début des travaux à l'horizon du premier trimestre 2027. La voie a pour but de « désenclaver » des acteurs tels Lisi Aerospace ou les Serres des Perrinots (Rougeline).

Une attente de plus de dix ans

« L'achèvement de la déviation, on en entend parler depuis l'ouverture du magasin », il y a plus de douze ans, témoigne Florentin Diez, responsable d'Animal Factory, installé dans la zone d'activité La Croix de Lugat, à Saint-Pardoux-du-Breuil, aux portes de la Cité de la tomate. Même récit chez les voisins de Cash Piscines. Il y a quatorze ans, l'enseigne avait choisi l'emplacement précisément dans la perspective de la réalisation du prolongement de l'axe routier qui raccorde la route de Tonneins (D 813) à la route de Bordeaux (D 933).

Un gain de temps pour les clients

« Économiquement, ça ne peut être que bon pour nous », jugent le responsable, Clément Goulet, et son adjoint, Jérôme Caumont. « C'est un gain de temps pour nos clients », indique ce dernier. Le nouvel axe « va faciliter la vie de nos clients de Gironde ou frontaliers », poursuit le chef du magasin. Après tant d'années d'attente, entre l'inscription au plan pluriannuel du Département et la mise en route des travaux, retardés par la crise sanitaire, entre autres, les acteurs économiques du secteur ont encore du mal à croire que la voie va réellement se concrétiser.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Espoir de redynamisation

La route « pourrait réanimer le secteur », espère Jérôme Caumont, qui a vu, comme ses collègues, la dynamique commerciale passer de l'est à l'ouest de la ville. « On va espérer mais c'est difficile à savoir », déclare la responsable de GammVert, Céline Mariatte. L'axe pourrait « rétablir une forme d'équilibre » avec la zone de la route de Bordeaux « ultra-saturée » et la zone Bley-Sud en développement, analyse Florentin Diez. L'animalerie, qui a vu des concurrents s'installer, espère que la fluidification de la circulation « remotivera la clientèle » à traverser la ville. Decathlon est la dernière grande enseigne à avoir déménagé vers l'autre pôle, laissant une friche qui doit accueillir un magasin Grand Frais et une boulangerie Marie-Blachère.

Une zone en perdition

« Un permis de construire sera déposé bientôt », indique le maire, Joël Hocquelet (PS). Autant que la déviation, l'arrivée de ces deux grandes marques nourrit l'espoir de « redynamiser » le pôle économique à l'est de la ville, où se rejoignent Gifi, Conforama, mais surtout Carrefour. « On mise beaucoup [sur l'arrivée du Grand Frais] car la zone est un peu en perdition », témoigne Philippe Barthe, grossiste en produits de beauté (Zelena), qui projette de quitter la galerie marchande du supermarché pour s'installer, à l'automne, le long de la rocade à venir rue Hélène-Boucher (au local de l'ancienne épicerie italienne). Plus visible et dans un local dédié, le commerçant espère que tous ces facteurs donneront « une nouvelle vie » à sa boutique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale