À l'approche de la présidentielle de 2027, Pierre-André de Chalendar, président de l'Institut de l'entreprise et ancien PDG de Saint-Gobain, dresse un constat alarmant sur l'état de la France. Dans une tribune publiée le 28 mai 2026, il détaille les grandes fractures structurelles du pays, en commençant par sa désindustrialisation silencieuse.
Un constat chiffré éloquent
Selon lui, renoncer à produire revient à consentir à l'érosion silencieuse du niveau de vie des classes moyennes. Il alerte sur le fait que produire n'est pas une revendication corporatiste portée par les industriels, mais la condition concrète du redressement français. Les chiffres montrent une perte de compétitivité et une baisse de la part de l'industrie dans le PIB, ce qui impacte directement le pouvoir d'achat des ménages.
Les conséquences de la désindustrialisation
La désindustrialisation entraîne une diminution des emplois qualifiés, une fragilisation des territoires et une dépendance accrue aux importations. Les classes moyennes, qui constituent le socle de la société, subissent une baisse de leur niveau de vie. Pour inverser cette tendance, Pierre-André de Chalendar appelle à un choc de compétitivité, à des investissements massifs dans l'innovation et à une simplification administrative.
- Perte de parts de marché à l'international
- Baisse de l'investissement productif
- Augmentation du chômage structurel
Il conclut en soulignant que le redressement français passe par une réindustrialisation ambitieuse, seule à même de garantir la prospérité des générations futures.



