Peio Abeberry, nouveau vice-président de la CAPB
Peio Abeberry, nouvel élu biarrot, occupe désormais le poste de vice-président de la Communauté d'agglomération Pays basque (CAPB), chargé du transfrontalier et des relations internationales, un portefeuille similaire à celui qu'il détient à la mairie de Biarritz. Le maire Serge Blanco, quant à lui, est membre du conseil exécutif, responsable des équipements sportifs et du sport santé.
Grâce à son patronyme, Peio Abeberry figure en tête de la liste alphabétique des membres du conseil exécutif. À 36 ans, il se distingue de ses prédécesseurs biarrots à ce poste : simple conseiller délégué à la ville, il accède à une vice-présidence communautaire, alors que les maires de Biarritz occupaient traditionnellement cette fonction depuis la création de la CAPB. Selon lui, Serge Blanco souhaitait une personne dédiée à plein temps à l'agglomération pour redonner à Biarritz le poids qu'elle a perdu au sein de l'instance.
Un engagement à 200 %
Le trentenaire se consacre à cette tâche « à 200 % ». Sa feuille de route communautaire comprend six axes : eaux et assainissement, littoral, montagnes basques, économie, mobilités et tourisme. Les dossiers transfrontaliers sont nombreux, notamment le maillage des transports sur les sept provinces (bus, train, aéroports), la transition énergétique et le développement touristique.
« L'agglomération reste à construire », résume-t-il, sans révéler son vote lors de l'élection du président Alain Iriart. Il affirme avoir voté pour défendre les intérêts de Biarritz, notamment au sein du pôle Côte Basque Adour, qui regroupe Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart et Boucau.
Des enjeux colossaux pour Biarritz
Peio Abeberry estime que les défis sont « colossaux » pour Biarritz au sein de l'agglomération. Il critique les lacunes des précédentes mandatures, comme le tram-bus qui s'arrête à la mairie, la disparition des navettes à la Côte des Basques, et la politique de sport-santé. Il évoque également des bâtiments municipaux ayant un intérêt communautaire. « Biarritz a une attractivité qui sert tout le territoire, et la ville veut le servir au même titre que Mauléon. Pendant six ans, Biarritz n'a pas existé dans le pôle Côte Basque Adour. Nous avons besoin d'équité », insiste-t-il.
Maider Arosteguy, de l'opposition, réfute ces critiques, citant les 588 000 euros obtenus pour le terrain synthétique d'Aguilera, les 995 000 euros pour la piscine municipale, ou encore les financements pour les falaises, les locaux de l'USB, les bassins de rétention, les navettes, les pistes cyclables et le festival Le Temps d'Aimer.
Les priorités de la nouvelle équipe
La nouvelle majorité entend obtenir des subsides pour ses priorités : l'aménagement de terrains de sport-loisirs à Aguilera et la construction d'une piscine olympique à Milady. « Ce sont des projets de territoire, pas seulement biarrots », souligne Peio Abeberry.
Les conseillers communautaires de la majorité sont Serge Blanco, Peio Abeberry, Maritxu Blanzaco, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, Patrice Blouin, Marie-Claude Albanesi et Manuela Dizier-Chanfreau. L'opposition est représentée par Maider Arosteguy, Édouard Chazouillères et Ana Ezcurra.
Analyse des votes
Les délégués biarrots issus de la liste de Serge Blanco n'ont pas divulgué leur choix lors de l'élection à la présidence de la CAPB. Le sortant de centre droit, Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, a été battu par l'abertzale Alain Iriart, soutenu par EH Bai et le PNV. Etchegaray a perdu par 17 voix, ce qui signifie que neuf conseillers lui ont manqué. L'attention se porte sur les représentants biarrots.
Lors de la désignation du référent du pôle Côte Basque Adour, Maritxu Blanzaco, candidate de Biarritz, a fait face à Jean-René Etchegaray, en arguant que la ville avait été maltraitée durant les six dernières années. Jean-René Etchegaray estime que Biarritz est la seule ville sans stabilité à sa tête, avec trois maires différents, et qu'elle souffre d'un complexe démographique dû à la perte d'habitants (25 000), tandis que Bayonne et Anglet ont grandi. Il insiste sur le fait que les villes du pôle n'ont jamais été en concurrence, surtout à l'agglomération.



