Nîmes ouvre les portes du stade des Costières pour prouver qu'une rénovation est possible sans 40 millions
Nîmes : visite du stade des Costières pour prouver qu'une rénovation est possible

Une pelouse grillée par le soleil, des figuiers qui poussent entre les sièges des tribunes, mais selon les élus, il n'y a "pas de déficit structurel". La ville de Nîmes a ouvert les portes du stade des Costières pour une visite destinée à la presse, afin de démontrer qu'une rénovation est envisageable sans débourser les 40 millions d'euros évoqués par certains.

Une visite en toute transparence

Bruno Ferrier, adjoint aux Sports, a prévenu avant d'entrer : "On n'a rien touché, c'est dans son jus." Vincent Bouget, maire de Nîmes, a ajouté : "C'est l'un de nos engagements, montrer ce qu'il en est en toute transparence. Viendra ensuite le temps de la réflexion sur son utilisation et le projet. Cet équipement public est le patrimoine de la ville et des Nîmois."

Le parcours a débuté par la salle d'escrime, où quelques feuilles mortes traînent au sol. "On refuse trois créneaux sur cinq, se désole Bruno Ferrier, alors que cette salle pourrait recevoir des associations. Le stade se porte bien." Selon lui, les travaux nécessaires sont "cosmétiques", il faut des travaux de sécurité "mais tout est possible."

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Dimitri Pialat, conseiller municipal délégué aux Équipements sportifs, a enchaîné : "Il n'y a pas de déficit structurel." Le gymnase voisin est dans le même état. En montant dans les étages, des moisissures témoignent d'infiltrations dans la toiture au-dessus de l'escalier. "Un vieillissement normal", selon les élus.

Des études en cours

Un premier audit technique a eu lieu, il est rassurant, de nouvelles études sont nécessaires au niveau financier. "Pour être précis. On ne veut pas se précipiter et faire les choses sérieusement", précisent-ils, persuadés qu'il "y a du potentiel" sans débourser les 40 millions d'euros annoncés par certains membres de l'ancienne équipe municipale.

La visite s'est poursuivie dans une partie récemment rénovée, pour 700 000 euros. En attendant que le stade annexe retrouve sa pelouse à l'automne, les élus ont invité à découvrir une salle multisport et des vestiaires livrés au début de l'année, après des travaux commandés par l'ancienne municipalité. "On a de l'or entre les mains", s'est félicité Bruno Ferrier, en plaisantant : "On est sous la tribune qui était censée s'effondrer. Cela veut dire qu'une restauration est possible."

"Tous ces gymnases n'attendent que les associations", a regretté Bruno Ferrier. Il y a plus d'espace ici que dans la nouvelle halle des sports Ludivine Furnon et une piste de running pourrait faire le tour du bâtiment pour les rollers ou les cyclistes.

Un projet global nécessaire

"Mais il faut un projet global", a estimé Dimitri Pialat, s'insérant dans "un plan pluriannuel d'investissement" intégrant aussi les écoles, la voirie… Bruno Ferrier et Dimitri Pialat refusent d'évoquer toute "date précise", en souhaitant travailler "rapidement mais intelligemment".

La visite s'est achevée sur ce qu'il reste de la pelouse du stade des Costières. L'herbe sèche, grillée par le soleil, a été tondue. Des figuiers poussent entre les sièges des tribunes. Il y a plus de verdure dans les gradins que sur le terrain.

Selon Bruno Ferrier, Nîmes Olympique sera nécessairement "partie prenante essentielle" d'un projet de rénovation. "Si Nîmes Olympique n'entre pas dans le jeu, la Ville n'a aucun intérêt à investir", a confié Alain Nersessian, directeur de cabinet du maire. "On va voir avec eux comment envisager un partenariat futur. Aujourd'hui, la politique économique du Nîmes Olympique passe par un retour aux Costières, poursuit Bruno Ferrier. Si on parle d'un bail emphytéotique, on peut voir les choses de façon optimiste. Le futur est ici, il n'est pas aux Antonins."

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