Douze personnes ont été mises en examen, dont trois ont été incarcérées, dans le cadre du démantèlement d'un vaste trafic de fausse monnaie entre l'Italie et la France. Selon le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), le trafic aurait rapporté au moins un million d'euros.
Une opération menée mi-juin
L'opération, menée mi-juin, a permis l'arrestation des principales têtes du réseau ainsi que des revendeurs locaux. Au total, seize personnes ont été interpellées dans les deux pays. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi près de 124.000 euros de fausse monnaie et près de 138.000 euros en numéraire et sur des comptes bancaires.
En France, une découverte notable a eu lieu chez le père d'un des suspects : près de 50.000 euros, un lingot d'or, des armes, ainsi que, dans le jardin, cinq pots de peinture enterrés contenant 378.650 euros.
Enquête ouverte en mars 2024
L'enquête a débuté en mars 2024 suite à un renseignement de la police italienne concernant un trafic de fausse monnaie entre la France et l'Italie, organisé par un groupe criminel implanté à Naples. La Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a ouvert une information judiciaire, et une équipe commune d'enquête a été mise en place avec les policiers italiens.
433 envois entre juin 2024 et mai 2026
Les investigations ont permis de déterminer que des commandes en fausse monnaie étaient passées sur les réseaux sociaux, puis réglées via différents moyens de paiement : cryptomonnaies, mandats cash, virements ou cartes de paiement prépayées rechargeables. Quelque 250.000 euros ont été encaissés sur un compte en cryptomonnaie dédié.
Un membre du groupe criminel napolitain remettait ensuite la fausse monnaie à un homme chargé de confectionner des colis avant de les expédier aux acheteurs. Les enquêteurs ont recensé 433 envois entre juin 2024 et mai 2026 et découvert que les fonds étaient ensuite blanchis, notamment par l'achat de lingots d'or.



