Le Conseil municipal s’est réuni le mercredi 29 avril afin de traiter un ordre du jour essentiellement budgétaire. L’excédent 2025 de 1 432 000 euros a été réparti à hauteur de 80 000 euros au fonctionnement et 1,352 million d’euros à l’investissement. Les taux locaux d’imposition sont inchangés et les avis porteront la trace d’une augmentation infime de 0,8 % des bases décidée par l’État.
Un budget de fonctionnement en baisse
Le budget de fonctionnement s’équilibre à 6,70 millions d’euros, en baisse de 6,27 % par rapport au compte financier unique (CFU) 2025 qui était de 7,15 millions d’euros. Cette diminution s’explique par des dotations de l’État en baisse ainsi qu’une prévision prudente sur les droits de mutation et les loyers de la Fondation santé des étudiants de France (FSEF) à Sarrailh. Les charges, elles, croissent de 17,2 % et ont provoqué de nombreuses questions de l’opposition.
Les interrogations de l’opposition
Les élus se sont interrogés sur l’utilité du septième poste d’adjoint, l’augmentation de 8 000 euros des frais de fêtes et cérémonies (réponse : les mayades, repas de quartiers, vœux, marchés de producteurs et fêtes). Ils se sont aussi demandé quel était l’impact des embauches prévues comme collaborateur de cabinet et policier municipal (46 000 euros pour un cadre B et 34 000 euros pour un policier, a-t-il été expliqué). « Dans un contexte présenté comme contraint, ces décisions apparaissent en contradiction avec le discours affiché », a synthétisé Tony Franchetto, parlant « d’incohérence ». Le montant des subventions aux associations est maintenu et englobe le soutien financier à la première licence sur la base de 150 bénéficiaires.
Investissement : 5,8 millions d’euros
En matière d’investissement, le budget s’équilibre à 5,8 millions d’euros. Aucun projet nouveau n’a pu être inscrit, à l’exception de 30 000 euros pour une étude d’implantation des terrains de sport à la plaine des jeux. Le maire a indiqué que le fléchage prioritaire porterait sur la création de places de parking.
22 voix pour, 7 contre
Les débats ont également porté sur une enveloppe de 534 000 euros correspondant aux travaux de fin du chantier de requalification du centre-ville en 2026. « Il est normal qu’un reste à payer d’environ 500 000 euros subsiste sur un chantier d’environ 2 millions d’euros. Près de 1,50 million d’euros avaient été engagés en 2025, le solde correspondant à l’avancement réel des travaux. » « Ne pas immobiliser ces crédits en amont relève d’une gestion rigoureuse », d’après une communication du groupe d’opposition qui a voté, pour l’ensemble de ces raisons, contre le budget adopté par 22 voix pour et 7 contre. Les budgets annexes ont, quant à eux, été adoptés à l’unanimité.
Au fil des dossiers
Projet de piscine
En questions diverses, plusieurs sujets épineux ont été abordés, dont le devenir du projet de piscine de l’ex-majorité : les pénalités d’abandon du projet seraient comprises entre 38 000 et 50 000 euros. Si ce niveau était confirmé, l’abandon sera acté prochainement.
Négociation délicate
Autre sujet, la vente de l’emprise et des bâtiments à la Fondation santé des étudiants de France, qui est toujours prête à acheter pour 2,90 millions d’euros. Le maire conduit cette négociation délicate car elle est assortie de la menace d’un départ en cas d’échec. Il y a unanimité pour dire que le conseil ne veut pas risquer un départ et donc une rupture de l’offre de soins psychiatriques pour la jeunesse.



