L'interception de la « Global Sumud Flotilla » prend un tournant judiciaire historique dans l'Hexagone. Une enquête officielle vient d'être ouverte à Paris pour « tortures » et « crimes de guerre » afin de faire toute la lumière sur le traitement imposé par l'armée israélienne aux militants humanitaires capturés en mer Méditerranée. Cette procédure pénale fait directement suite au retour des 37 ressortissants français expulsés par Tel-Aviv, parmi lesquels figurent deux Niçois.
Enquête sur les détentions et les vidéos d'humiliations
Les investigations, confiées à des enquêteurs spécialisés, s'appuieront sur les témoignages des rescapés pour analyser les conditions de leur détention de force à la prison de Ktziot. Elles cibleront tout particulièrement les vidéos d'humiliations, largement condamnées à l'international, où des militants apparaissaient agenouillés et ligotés. Cette ouverture d'enquête constitue une étape cruciale pour faire reconnaître la violation du droit international et les exactions subies avant leur rapatriement.
Les militants de la « Global Sumud Flotilla » ont été expulsés vers la France après avoir été incarcérés dans la prison de Ktziot. L'enquête du parquet de Paris se penchera sur les conditions d'interception de la flottille en mer Méditerranée et les détentions qui ont suivi. Cette affaire suscite une vive émotion en France, notamment à Nice où deux ressortissants ont été rapatriés.



