Le Parlement roumain a voté, ce mardi 5 mai 2026, la destitution du Premier ministre Ilie Bolojan, au pouvoir depuis novembre 2025. Ce renversement inédit est le fruit d'une alliance surprenante entre le Parti social-démocrate (PSD) et l'extrême droite, notamment le parti AUR (Alliance pour l'unité des Roumains).
Une coalition de circonstance
Le vote de défiance a été adopté par 275 voix sur 465 députés et sénateurs. Le PSD, qui avait soutenu le gouvernement Bolojan lors de son investiture, s'est retourné contre lui en s'alliant avec l'opposition nationaliste. Cette alliance a été motivée par le rejet du budget d'austérité proposé par l'exécutif, jugé trop rigoureux pour les classes populaires.
Les conséquences politiques
Ilie Bolojan, membre du Parti national libéral (PNL), a annoncé qu'il quittait la vie politique après ce revers. Le président Klaus Iohannis doit désormais consulter les partis pour former un nouveau gouvernement. Si aucune majorité ne se dégage, des élections anticipées pourraient être convoquées.
Cette crise intervient dans un contexte de tensions économiques et sociales, avec une inflation élevée et des manifestations récurrentes. L'alliance entre la gauche et l'extrême droite suscite des inquiétudes quant à la stabilité démocratique du pays.
Réactions internationales
L'Union européenne a exprimé sa préoccupation face à cette situation. Bruxelles appelle à une formation rapide d'un gouvernement stable pour poursuivre les réformes nécessaires à l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen.



