Au Pérou, le second tour de l'élection présidentielle verra s'affronter Keiko Fujimori et Roberto Sánchez, après que le jury électoral a officiellement validé leurs candidatures ce lundi 18 mai 2026. Cette décision met fin à plusieurs semaines de suspense et de contestations, alors que les deux candidats étaient arrivés en tête du premier tour organisé le 11 avril dernier.
Une campagne sous haute tension
Keiko Fujimori, candidate du parti Fuerza Popular, a obtenu 34,5 % des suffrages au premier tour, tandis que Roberto Sánchez, représentant de la coalition de gauche Juntos por el Perú, a recueilli 28,2 % des voix. Le scrutin a été marqué par une forte polarisation politique et des accusations de fraude, bien que les observateurs internationaux aient salué le déroulement global du vote.
Les enjeux du second tour
Le second tour, prévu pour le 6 juin prochain, s'annonce particulièrement serré. Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, incarne la droite conservatrice et promet une politique économique libérale, tandis que Roberto Sánchez, ancien ministre de la Santé, défend un programme social-démocrate axé sur la réduction des inégalités et la lutte contre la corruption.
- Sécurité et justice : Fujimori propose un renforcement des forces de l'ordre et une lutte plus ferme contre la criminalité, tandis que Sánchez met l'accent sur la réforme du système judiciaire.
- Économie et social : La candidate de droite prône la stabilité macroéconomique et l'attraction des investissements étrangers, alors que son adversaire de gauche souhaite augmenter les dépenses publiques dans la santé et l'éducation.
Des soutiens de poids
Les deux candidats cherchent désormais à élargir leur base électorale. Keiko Fujimori a reçu le soutien de plusieurs figures de la droite modérée, tandis que Roberto Sánchez a obtenu l'appui de mouvements indigènes et de syndicats. Les sondages actuels donnent une légère avance à Sánchez, mais l'écart reste dans la marge d'erreur.
Un contexte politique fragile
Le Pérou traverse une période d'instabilité politique, avec plusieurs présidents destitués ou démissionnaires ces dernières années. Le prochain chef de l'État devra faire face à des défis majeurs, notamment la relance économique après la pandémie de Covid-19 et la gestion des tensions sociales.
La campagne du second tour s'annonce intense, avec des débats télévisés prévus dans les prochains jours. Les électeurs péruviens sont appelés à choisir entre deux visions radicalement différentes pour l'avenir de leur pays.



