Des milliers de mineurs boliviens ont paralysé ce vendredi la capitale administrative La Paz, bloquant les principales artères et exigeant la démission du président Luis Arce. Les manifestants, venus des régions minières d'Oruro et Potosí, dénoncent l'absence de mesures gouvernementales face à la chute des cours des métaux et à l'inflation galopante.
Un mouvement social d'ampleur
Les mineurs, soutenus par des syndicats ouvriers et des organisations paysannes, ont érigé des barricades et incendié des pneus, rendant la circulation quasi impossible dans le centre-ville. La police a tenté de disperser la foule avec des gaz lacrymogènes, mais les affrontements ont fait plusieurs blessés légers. Les manifestants réclament la démission d'Arce, qu'ils accusent de favoriser les grandes entreprises minières au détriment des coopératives locales.
Crise économique persistante
La Bolivie traverse une grave crise économique, avec une inflation dépassant les 10 % et une pénurie de dollars qui freine les importations. Les mineurs, dont les revenus ont chuté de 40 % en un an, exigent des subventions pour le carburant et une renégociation des contrats d'exportation. Le gouvernement a proposé des négociations, mais les syndicats rejettent tout dialogue tant que le président ne démissionnera pas.
Réaction du gouvernement
Le ministre de l'Intérieur, Eduardo del Castillo, a qualifié le mouvement de « chantage politique » et a appelé au calme. Il a annoncé que des renforts policiers étaient déployés pour sécuriser les bâtiments officiels. De son côté, le président Arce a dénoncé une tentative de déstabilisation, sans faire de concessions. La situation reste tendue, et les observateurs redoutent une escalade si aucune solution n'est trouvée rapidement.
Les mineurs promettent de maintenir le blocus jusqu'à la démission d'Arce, tandis que la population de La Paz subit les conséquences de cette paralysie, avec des pénuries de denrées et des services publics perturbés. La communauté internationale suit de près cette crise, qui pourrait fragiliser davantage le gouvernement bolivien.



