Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé vendredi soir à Islamabad pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais. Cette visite s'inscrit dans un contexte de tensions régionales accrues, notamment autour du dossier nucléaire iranien et des blocages maritimes.
Pas de rencontre directe avec les États-Unis
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fermement démenti sur X toute rencontre prévue entre l'Iran et les États-Unis. Il a précisé que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais. Cette déclaration contredit les affirmations de la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, qui avait annoncé plus tôt que les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendraient samedi au Pakistan pour des pourparlers avec des représentants iraniens, ajoutant que cette rencontre était une demande de Téhéran.
Détroit d'Ormuz sous double blocus
Parallèlement, le trafic maritime reste totalement paralysé dans le détroit d'Ormuz, une voie stratégique par laquelle transitaient avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Le détroit est désormais soumis à un double blocus, imposé à la fois par l'Iran et les États-Unis, ce qui provoque des tensions économiques mondiales et une flambée des prix de l'énergie.
Cessez-le-feu au Liban mis à rude épreuve
Sur le front libanais, le cessez-le-feu annoncé jeudi soir par Donald Trump, après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est déjà mis à rude épreuve. Une prolongation de trois semaines avait été convenue, mais les violations se multiplient, menaçant la stabilité fragile de la région. Les médiateurs internationaux appellent à la retenue et au respect des engagements pris.



