Ce mercredi 20 mai, l'Ukraine a subi de nouvelles frappes russes d'une intensité rare. Les villes de Kharkiv, dans l'est du pays, et Kiev, la capitale, ont été visées par des missiles et des drones. Selon les autorités locales, au moins cinq personnes ont été blessées à Kharkiv, tandis que des débris de drones ont endommagé des bâtiments résidentiels à Kiev.
Une escalade inquiétante
Ces attaques surviennent alors que les forces ukrainiennes avaient récemment repris l'initiative sur certains fronts. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une « escalade délibérée » de la part de Moscou, visant à semer la terreur parmi les civils. De son côté, la Russie affirme cibler des infrastructures militaires, mais les frappes ont touché des zones résidentielles.
Réactions internationales
Les chancelleries occidentales ont condamné ces frappes. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a réitéré le soutien indéfectible de l'Alliance à l'Ukraine. La France, par la voix du ministre des Affaires étrangères, a appelé à une désescalade immédiate et à la reprise des négociations.
Sur le terrain, les services de secours s'activent pour déblayer les décombres et porter assistance aux blessés. Les habitants de Kharkiv, habitués aux bombardements, expriment leur lassitude et leur colère. « Nous ne pouvons pas vivre ainsi », témoigne une habitante. « Chaque nuit, nous craignons pour nos vies. »
L'Ukraine appelle ses alliés à lui fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger ses villes. Les États-Unis ont annoncé un nouveau paquet d'aide militaire de 400 millions de dollars, comprenant des munitions pour les systèmes Patriot et des obus d'artillerie.
Alors que le conflit entre dans son troisième année, les perspectives de paix semblent plus lointaines que jamais. Les analystes estiment que la Russie cherche à profiter de l'usure des forces ukrainiennes avant l'arrivée de nouvelles livraisons d'armes occidentales.



