Des millions d'Iraniens ont afflué dans les rues de Téhéran ce samedi 4 juillet 2026 pour assister aux funérailles du guide suprême Ali Khamenei, décédé à l'âge de 87 ans. Les images diffusées par les médias d'État montrent une foule immense, vêtue de noir, se pressant autour du cortège funèbre qui transportait le corps du leader, drapé dans un linceul blanc.
Un hommage national d'une ampleur inédite
Selon les autorités iraniennes, plus de 3 millions de personnes ont participé aux processions dans la capitale. Le corps de Khamenei a été transporté sur un camion à travers les artères principales de Téhéran, sous les youyous et les pleurs de la foule. Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images de femmes en tchador noir se frappant la poitrine en signe de deuil, tandis que des hommes brandissaient des portraits du guide défunt.
Le cortège s'est dirigé vers l'université de Téhéran, où une cérémonie religieuse a été organisée en présence des plus hauts dignitaires du régime. Le président iranien Massoud Pezeshkian a prononcé un discours dans lequel il a salué la mémoire de Khamenei, le qualifiant de « pilier de la révolution islamique ».
Des funérailles sous haute sécurité
Les forces de sécurité ont été déployées en nombre pour encadrer l'événement. Plus de 10 000 policiers et membres des gardiens de la révolution ont été mobilisés pour prévenir tout débordement. Selon un responsable du ministère de l'Intérieur cité par l'agence Fars, « aucune perturbation majeure n'a été signalée ».
Le corps de Khamenei a ensuite été transféré au mausolée de l'imam Khomeini, où il a été inhumé dans une tombe située à proximité de celle du fondateur de la République islamique. Des prières ont été récitées par l'ayatollah Ahmad Khatami, membre influent de l'Assemblée des experts.
Réactions internationales
De nombreux pays ont réagi au décès de Khamenei. Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances, qualifiant Khamenei de « grand leader politique et religieux ». En revanche, les États-Unis ont émis une déclaration sobre, rappelant les « années de répression » sous son règne. Le guide suprême était à la tête de l'Iran depuis 1989, succédant à l'ayatollah Khomeini.
Les funérailles marquent un tournant pour l'Iran, qui doit désormais désigner un successeur. Selon la constitution iranienne, l'Assemblée des experts se réunira dans les prochains jours pour élire le nouveau guide suprême.



