À moins d'une semaine du sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) à Ankara, en Turquie, le président américain Donald Trump a de nouveau vivement critiqué l'Alliance atlantique. Sur son réseau Truth Social, il a jugé « ridicule » que les États-Unis entretiennent une relation « unilatérale » avec l'Otan.
Des critiques acerbes sur Truth Social
« Ils n'étaient pas là pour nous !!! » a écrit Donald Trump, ajoutant que la relation entre son pays et l'Otan n'était « pas réciproque ». Son message était accompagné d'un graphique illustrant les dépenses des pays membres de l'Otan, montrant que les États-Unis investissent bien davantage que certains autres États membres.
Cette nouvelle charge intervient après que Trump a critiqué ses alliés européens pour leur refus de s'engager à ses côtés dans la guerre qu'il a lancée avec Israël en février contre l'Iran. Le président américain est attendu au sommet de l'Otan dans la capitale turque les 7 et 8 juillet.
Un appel à un leadership européen en matière de défense
Donald Trump souhaite que l'Europe assume le rôle de chef de file en matière de défense, Washington ayant déjà pris des mesures pour réduire ses engagements. Cette position reflète une volonté de rééquilibrer les contributions financières au sein de l'Alliance, où les États-Unis supportent une part disproportionnée des coûts.
Selon des données de l'Otan, les États-Unis ont consacré environ 3,5 % de leur PIB à la défense en 2023, tandis que la plupart des membres européens peinent à atteindre l'objectif de 2 % fixé par l'Alliance. Trump a souvent dénoncé ce déséquilibre lors de son précédent mandat.
Un sommet sous tension
Le sommet d'Ankara s'annonce donc sous haute tension, avec des attentes divergentes entre Washington et ses partenaires européens. Les discussions devraient porter sur le partage des charges, la réponse aux menaces sécuritaires et le rôle de l'Otan face aux conflits au Moyen-Orient.
« L'administration Trump continue de pousser pour une réforme en profondeur de l'Alliance, mais ses méthodes brutales risquent de fragiliser la cohésion entre les membres », analyse un expert en relations internationales sous couvert d'anonymat.



