À un an de la Coupe du monde 2026, que les États-Unis co-organisent avec le Canada et le Mexique, la confiance règne au sein de Team USA. Les joueurs et le staff ne cachent pas leur ambition de briller à domicile. « C’est plus que de l’espoir, c’est une croyance », a déclaré le sélectionneur Gregg Berhalter, cité par le New York Times. Cette conviction s’appuie sur une génération dorée, menée par des talents comme Christian Pulisic, Weston McKennie ou Gio Reyna, qui évoluent dans les plus grands clubs européens.
Une génération talentueuse au service de l'ambition
Les États-Unis ont franchi un cap ces dernières années. En 2022, ils ont atteint les huitièmes de finale au Qatar, s'inclinant face aux Pays-Bas (3-1). Mais le bilan est prometteur : l'équipe a montré un jeu séduisant et une solidité défensive. Depuis, la progression se confirme. En 2023, Team USA a remporté la Ligue des nations de la CONCACAF pour la troisième fois consécutive, battant le Canada 2-0 en finale. « Nous avons prouvé que nous pouvons battre n'importe qui sur notre continent », a souligné le capitaine Christian Pulisic.
Le facteur domicile est un atout majeur. Les Américains joueront la plupart de leurs matchs sur leur sol, dans des stades comme le MetLife Stadium (New Jersey) ou le SoFi Stadium (Los Angeles). « L'énergie du public sera notre 12e homme », a affirmé le défenseur Walker Zimmerman. Selon une étude de la Fédération américaine de football, 78 % des supporters américains pensent que Team USA atteindra au moins les quarts de finale.
Des progrès constants et une infrastructure solide
Le développement du football aux États-Unis a été spectaculaire. La Major League Soccer (MLS) attire désormais des stars mondiales comme Lionel Messi, ce qui rehausse le niveau local. Le nombre de licenciés a bondi de 15 % entre 2020 et 2025, selon la Fédération. Les centres de formation se multiplient, et l'équipe nationale U20 a atteint les demi-finales de la Coupe du monde 2023.
Mais les ambitions américaines ne se limitent pas à une performance honorable. « Nous voulons gagner la Coupe du monde », a déclaré sans détour le milieu Weston McKennie. Un objectif audacieux, mais pas irréaliste. Les États-Unis ont déjà créé la surprise en 2002 en atteignant les quarts de finale. Avec l'effet pays hôte, comme la France en 1998 ou le Brésil en 2014, l'espoir est légitime.
Les défis à relever pour concrétiser la croyance
Malgré l'optimisme, le chemin est semé d'embûches. Les États-Unis devront composer avec des adversaires de calibre mondial comme le Brésil, l'Argentine ou la France. Leur manque d'expérience dans les matchs à haute pression reste un point faible. En 2022, ils ont été éliminés par les Pays-Bas, une équipe qu'ils dominaient dans le jeu mais qui a su concrétiser ses occasions.
Le sélectionneur Berhalter en est conscient : « Nous devons apprendre à gérer les moments clés. » Pour cela, le staff mise sur des matchs amicaux de haut niveau. En 2025, Team USA affrontera l'Allemagne, l'Angleterre et le Brésil. Ces rencontres permettront de jauger le niveau réel de l'équipe. Par ailleurs, la concurrence interne est féroce : des joueurs comme Folarin Balogun, né à New York mais formé en Angleterre, renforcent l'effectif.
Un engouement national sans précédent
La Coupe du monde 2026 suscite un intérêt massif aux États-Unis. Les billets pour les matchs de Team USA se sont arrachés en quelques heures. Les chaînes de télévision prévoient des audiences records. « Le football est en train de devenir un sport majeur dans ce pays », a commenté l'ancien international Landon Donovan. Selon un sondage Gallup, 45 % des Américains se disent « très intéressés » par la Coupe du monde, contre 28 % en 2014.
Cette ferveur populaire pourrait donner un coup de fouet supplémentaire aux joueurs. « Jouer à domicile, devant votre famille et vos amis, c'est un rêve », a confié le jeune Gio Reyna. Les États-Unis espèrent ainsi créer une dynamique irrésistible, à l'image de l'équipe de France en 1998. Reste à savoir si la croyance se transformera en réalité sur le terrain.



