Des milliers de manifestants réclament une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles
Manifestants réclament loi cadre contre violences sexuelles

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 4 juillet dans plusieurs villes de France pour réclamer une « loi cadre intégrale » contre les violences sexuelles. À l'appel de collectifs féministes comme #NousToutes ou le Collectif féministe contre le viol, les cortèges ont rassemblé 5 000 personnes à Paris, 2 000 à Lyon et 1 500 à Marseille, selon les organisateurs. Les manifestants demandent un texte unique qui engloberait prévention, protection des victimes, répression des agresseurs et formation des professionnels.

Une mobilisation nationale

À Paris, le départ du cortège s'est effectué place de la République en direction de la place de la Bastille. Parmi les slogans scandés : « Stop aux violences sexistes et sexuelles » ou « Une loi cadre, maintenant ». De nombreuses pancartes arboraient des messages comme « 1 femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint » ou « 94 % des victimes de viol sont des femmes ». La manifestation s'est déroulée dans le calme, encadrée par les forces de l'ordre.

Les revendications des associations

Les associations réclament une loi unique qui intègre toutes les dimensions des violences sexuelles. Selon un communiqué de #NousToutes, cette loi cadre doit inclure « l'éducation à la sexualité et au consentement dès l'école primaire, la formation de tous les professionnels en contact avec les victimes, la création d'un fonds d'indemnisation dédié, et la pénalisation du non-respect du consentement ». Les manifestants dénoncent l'absence de réponse globale de l'État face à ce qu'ils qualifient de « fléau social ».

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Un contexte politique tendu

Cette mobilisation intervient alors que le gouvernement a présenté en mai un projet de loi sur les violences conjugales, jugé insuffisant par les associations. « Ce projet est un énième texte au rabais, il ne répond pas à l'ampleur des violences sexuelles », a déclaré Sarah Durieux, porte-parole de #NousToutes. Les associations appellent à une nouvelle mobilisation le 4 septembre prochain, à l'occasion de la rentrée politique.

Des chiffres alarmants

Selon le ministère de l'Intérieur, en 2025, 120 000 victimes de violences sexuelles ont été recensées en France, mais seulement 10 % des plaintes aboutissent à une condamnation. Les associations estiment que ces chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité, de nombreuses victimes n'osant pas porter plainte. « Il faut une loi qui change la culture du viol en France », a insisté une manifestante à Lyon.

Des actions dans toute la France

Outre Paris, Lyon et Marseille, des rassemblements ont eu lieu à Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes et Strasbourg. À Rennes, une centaine de personnes se sont réunies devant la préfecture. Les organisateurs prévoient de remettre une pétition à l'Assemblée nationale dans les prochains jours, forte de 150 000 signatures recueillies en ligne.

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