Clavicular, le masculiniste américain qui défraie la chronique à Paris
Clavicular, le masculiniste américain qui choque Paris

Le 30 juin 2026, le controversé influenceur masculiniste américain Clavicular, de son vrai nom John Smith, a provoqué un nouvel incident à Paris en tenant des propos misogynes lors d'une conférence privée dans le 8e arrondissement. Selon des témoins, il aurait déclaré que « les femmes doivent retourner à la maison » et que « le féminisme est une maladie mentale ». Ces déclarations ont immédiatement suscité l'indignation des associations féministes présentes, qui ont tenté d'interrompre l'événement.

Un personnage déjà connu pour ses outrances

Clavicular, âgé de 35 ans, est une figure montante de la mouvance masculiniste aux États-Unis, où il cumule plus de 2 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux. Il prône un retour aux valeurs traditionnelles et s'oppose farouchement au féminisme. Son passage à Paris s'inscrit dans une tournée européenne visant à promouvoir son dernier livre, intitulé « La revanche des hommes ».

La conférence parisienne, organisée par un club privé, a rassemblé environ 150 personnes, principalement des hommes. Selon un participant interviewé par Le Monde, Clavicular a également critiqué les politiques françaises en matière d'égalité des genres, les qualifiant de « dictature féministe ». Des slogans hostiles aux femmes ont été scandés par une partie de l'assistance.

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Réactions politiques et associatives

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné ces propos dans un communiqué, les qualifiant de « inacceptables et contraires aux valeurs de notre République ». Elle a annoncé saisir la procureure de la République pour provocation à la haine sexiste. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré sur Twitter que « la liberté d'expression n'autorise pas l'incitation à la haine » et a demandé une enquête.

Plusieurs associations féministes, dont Osez le Féminisme et la Fondation des Femmes, ont organisé un rassemblement devant le lieu de la conférence. « Nous ne laisserons pas un misogyne américain insulter les femmes françaises », a déclaré la porte-parole d'Osez le Féminisme, Marie Dupont, citée par l'AFP. Environ 200 manifestants se sont réunis, brandissant des pancartes avec des messages comme « Le patriarcat, c'est fini ».

Un contexte de montée des masculinismes

Cette affaire intervient dans un contexte de montée des discours masculinistes en France et en Europe. Selon une étude de la Fondation Jean-Jaurès publiée en mai 2026, le nombre de contenus masculinistes sur les réseaux sociaux a augmenté de 40 % en deux ans. Des figures comme Clavicular bénéficient d'une large audience, notamment chez les jeunes hommes.

Le sociologue Michel Dubois, interrogé par Le Monde, explique : « Ces discours séduisent une partie de la population masculine qui se sent déclassée par les avancées féministes. Ils offrent des réponses simplistes à des angoisses sociales et économiques. » Il appelle à une réponse politique et éducative pour contrer cette idéologie.

La suite de la tournée européenne

Clavicular doit poursuivre sa tournée à Londres, Berlin et Rome. Les autorités britanniques ont déjà indiqué qu'elles surveillaient de près ses déplacements. En France, une pétition en ligne lancée par des associations féministes pour interdire ses conférences a recueilli plus de 50 000 signatures en 24 heures.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur sexe ». Clavicular risque jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Contacté par Le Monde, son avocat n'a pas souhaité commenter.

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