La justice équatorienne a officiellement désigné un homme d'affaires comme l'instigateur de l'assassinat de Fernando Villavicencio, candidat à la présidentielle de 2023, tué par balle le 9 août 2023 à Quito. Selon le parquet, Carlos Edwin P., alias « El Fantasma », est accusé d'avoir orchestré le meurtre avec l'aide de réseaux criminels et de complices au sein de l'appareil d'État.
Un complot impliquant des figures politiques
L'enquête a révélé que l'homme d'affaires, lié à des trafics illicites, aurait commandité l'assassinat pour empêcher Villavicencio, connu pour ses positions anticorruption, de révéler des informations compromettantes. Le parquet a indiqué que « Carlos Edwin P. a fourni les ressources financières et logistiques nécessaires à l'exécution du crime », selon un communiqué officiel. Plusieurs anciens responsables politiques et policiers sont également mis en examen pour leur participation présumée.
Les détails de l'enquête
Les investigations ont duré près de trois ans, mobilisant des équipes spécialisées du parquet et de la police. Les preuves incluent des échanges téléphoniques, des transactions financières et des témoignages de repents. Au total, 13 personnes ont été arrêtées, dont des membres d'un gang local et un ex-député. Le juge a ordonné la détention provisoire de Carlos Edwin P., en attendant son procès.
Impact politique et réactions
Cette désignation a provoqué une onde de choc en Équateur, où la violence politique reste un sujet sensible. Le président actuel, Daniel Noboa, a déclaré que « la justice doit suivre son cours pour que les responsables répondent de leurs actes ». La famille de Villavicencio a salué l'avancée de l'enquête, tout en réclamant que tous les commanditaires soient identifiés. Des organisations de défense des droits humains ont appelé à une réforme du système judiciaire pour lutter contre l'impunité.



