Le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), Mark Rutte, a vivement condamné lundi 6 juillet les frappes russes « indiscriminées » qui ont visé des zones civiles en Ukraine. Lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'Alliance à Bruxelles, il a déclaré que ces attaques constituent une violation flagrante du droit international humanitaire.
Des frappes meurtrières dénoncées
Selon les autorités ukrainiennes, les bombardements russes ont fait au moins 31 morts et 154 blessés au cours des dernières 48 heures, touchant notamment des immeubles résidentiels, des écoles et des hôpitaux dans plusieurs régions, dont Kharkiv, Dnipro et Zaporijjia. Mark Rutte a souligné que « rien ne justifie de telles attaques contre des civils innocents ». Il a également rappelé que l'Otan soutient l'Ukraine depuis le début du conflit et continuera à fournir une aide militaire et humanitaire.
Un appel à la responsabilité
Le secrétaire général a exhorté la Russie à cesser immédiatement ses frappes et à respecter ses obligations internationales. « Ces actes ne resteront pas impunis », a-t-il averti, sans préciser de nouvelles sanctions. Il a également salué la résilience du peuple ukrainien et réaffirmé l'engagement de l'Otan à protéger ses membres face à toute agression. « Nous sommes unis dans notre soutien à l'Ukraine, aussi longtemps qu'il le faudra », a-t-il conclu.
Contexte du conflit
Cette déclaration intervient alors que les combats s'intensifient dans l'est et le sud de l'Ukraine, avec des gains territoriaux russes limités mais coûteux en vies humaines. Les frappes récentes ont suscité l'indignation de la communauté internationale, plusieurs pays appelant à un renforcement des sanctions contre Moscou. L'Otan, de son côté, a accru sa présence en Europe de l'Est et fourni des systèmes de défense antiaérienne à Kiev.
Réactions internationales
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié ces frappes de « terreur délibérée » et réitéré sa demande d'une zone d'exclusion aérienne, une option que l'Otan exclut pour éviter une escalade directe avec la Russie. L'Union européenne a également condamné les attaques, tandis que les États-Unis ont annoncé un nouveau paquet d'aide militaire de 400 millions de dollars. La Russie, de son côté, nie viser des civils et affirme ne cibler que des infrastructures militaires.
Mark Rutte a conclu en appelant à une enquête indépendante sur les frappes, afin de garantir que les responsables rendent des comptes. « La justice doit être rendue pour les victimes », a-t-il insisté.



