Mali: ministre de la Défense tué, offensive djihadiste et touarègue coordonnée
Mali: ministre de la Défense tué, offensive djihadiste

Mali : le ministre de la Défense tué, une offensive coordonnée des djihadistes et des rebelles touaregs

Des tirs nourris ont retenti ce dimanche 26 avril à Kati, près de Bamako, au lendemain d'une offensive d'envergure menée par des groupes djihadistes et des rebelles touaregs. Le ministre de la Défense malien, Sadio Camara, a été tué lors de ces assauts, ainsi que sa seconde épouse, selon des sources familiales et gouvernementales. Cette attaque, revendiquée par le Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et le Front de libération de l'Azawad (FLA), marque une escalade majeure dans la crise sécuritaire que traverse le pays.

Une vague d'attaques coordonnées

Les combats ont débuté samedi 25 avril avec des assauts simultanés sur plusieurs positions militaires à Bamako, Kati, Mopti, Sévaré et Gao. Les insurgés, alliant des groupes djihadistes affiliés à Al Qaïda et des rebelles touaregs, ont visé des garnisons et des infrastructures stratégiques. Malgré les déclarations du gouvernement affirmant que la situation était sous contrôle, les affrontements se sont poursuivis, et le bilan humain reste incertain. Le porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que 16 personnes avaient été blessées, sans donner de chiffres précis sur les morts.

Le ministre de la Défense tué à Kati

Sadio Camara, figure clé du régime issu des coups d'État de 2020 et 2021, a trouvé la mort lors de l'attaque contre la garnison de Kati. « Nous avons perdu un être très cher, le ministre de la Défense. Il est tombé sur le champ d'honneur », a déclaré une source gouvernementale. Sa disparition constitue un choc pour les autorités maliennes, alors que le pays fait face à une insurrection djihadiste et à une rébellion touarègue depuis plus d'une décennie.

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Kidal repris par les rebelles, les mercenaires russes évacués

Le Front de libération de l'Azawad (FLA) a annoncé dimanche avoir repris le contrôle de Kidal, ville symbolique du nord du Mali. Un porte-parole du FLA a indiqué qu'un accord avait été conclu pour permettre aux mercenaires russes, présents dans le cadre du soutien à l'armée malienne, de quitter un camp assiégé à l'extérieur de la ville. Les forces armées maliennes étaient toujours retranchées dans ce camp. Le JNIM a également revendiqué les attaques, affirmant avoir visé Kati, l'aéroport de Bamako, ainsi que les localités de Mopti, Sévaré et Gao.

Un couvre-feu de trois jours instauré

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités maliennes ont décrété un couvre-feu nocturne de trois jours sur l'ensemble du territoire. Les Nations unies ont fermement condamné les violences et appelé à une réponse internationale. « Le secrétaire général est profondément préoccupé par les informations faisant état d'attaques dans plusieurs localités du Mali. Il condamne fermement ces actes de violence », a déclaré un porte-parole de l'ONU. La communauté internationale suit avec inquiétude l'évolution de la situation au Sahel, où la menace djihadiste et les tensions intercommunautaires persistent.

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