Nouvelle frappe américaine dans le Pacifique : près de 150 morts en six mois
Les États-Unis ont mené vendredi une nouvelle frappe militaire dans le Pacifique contre un bateau de trafiquants de drogue présumés, tuant trois personnes, selon une annonce de l’armée américaine. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne de frappes qui dure depuis six mois, débutée en septembre dernier.
Un bilan qui s’alourdit
Avec cette dernière intervention, le nombre total de victimes s’élève désormais à près de 150 personnes depuis le lancement de cette campagne. Le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes a confirmé cette information sur le réseau social X, précisant que la frappe avait été menée sous la direction du général Francis L. Donovan, commandant du Southern Command.
L’armée a publié une vidéo de l’attaque sur les réseaux sociaux, montrant une embarcation soufflée par une explosion filmée depuis les airs. Cette pratique est devenue courante depuis le début de la campagne, mais elle ne suffit pas à apaiser les critiques.
Des preuves manquantes et un débat sur la légalité
L’administration du président américain Donald Trump n’a jamais fourni de preuve solide permettant d’affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics illicites. Cette absence de transparence alimente un vif débat sur la légalité de ces opérations.
Officiellement, la campagne vise des cartels qui alimentent le trafic de drogue aux États-Unis. Cependant, des experts et des responsables de l’ONU ont dénoncé ces actions comme des exécutions extrajudiciaires, remettant en question leur conformité au droit international.
Le débat s’étend également au sein de la classe politique américaine, où les partisans et les opposants s’affrontent sur les implications éthiques et juridiques de cette stratégie militaire. La question centrale reste de savoir si ces frappes, bien que justifiées par la lutte contre le trafic, respectent les normes de justice et de preuve requises.
Cette campagne continue de susciter des inquiétudes à l’échelle mondiale, avec des appels croissants à une plus grande transparence et à une évaluation indépendante des cibles visées. L’avenir de ces opérations pourrait dépendre des pressions internationales et des évolutions politiques aux États-Unis.



